18 avril 2026

La saignée continue… la rue gronde

Il est sûr maintenant qu’aucune autre équipe cet été n’est en train de vivre le cauchemar de la formation de l’USMH, qui a enregistré le départ de plusieurs joueurs de la saison passée, à l’image de Yasser Bermati qui a rejoint la réserve du MCA, Abdelwadoud Yacef qui a signé au RCK, Abdelillah Boudam qui a rejoint GC Mascara et le jeune gardien Azzedine Lachi qui a opté pour l’Olympique Akbou. 

Par Mouloud Ait-Mesbah

Il se trouve que les joueurs de l’USMH sont devenus une proie facile pour les autres équipes désireuses de se renforcer avec aisance en vue de la nouvelle saison. Libres de tout engagement, les joueurs n’ont pas trouvé d’interlocuteur valable qui aurait pu au moins leur signifier de ne pas trop se précipiter. Sachant que tous ces éléments, à commencer par Bermati, avaient déclaré qu’ils donnaient la priorité à leur équipe, mais la politique de la terre brûlée pratiquée par les dirigeants de l’USMH les a forcés à choisir d’autres cieux, parfois à contrecœur.

Harrag proche du NAHD 

En plus des quatre joueurs, en l’occurrence Yasser Bermati, Abdelwadoud Yacef, Abdelillah Boudam et Azzedine Lachi qui qui ont quitté l’USMH, un cinquième s’apprête à faire ses valises pour le NAHD. Il s’agit du milieu de terrain défensif et capitaine d’équipe, Chamseddine Harrag. En effet, après avoir trop attendu les dirigeants de l’USMH sans résultat, il est passé à la table des négociations avec les responsables des Sang et Or, qui ont su comment le convaincre, et les deux parties se sont entendues pour passer aux choses sérieuses, c’est-à-dire la signature du contrat. Seulement, en vieux briscard des terrains, mais aussi des tables des négociations, Chamseddine Harrag n’a pas voulu précipiter les choses, même ses proches ont déclaré qu’il ne lui restait que la dernière étape pour effectuer officiellement son retour au NAHD. En réalité, il a d’autres contacts dont le plus sérieux avec un club de Ligue 1, qui pourrait le chiper à la dernière minute, et c’est pour cette raison qu’il a voulu temporiser, même s’il a donné son accord de principe aux responsables du NAHD.

Yacef, le départ qui fait très mal 

Le cas du jeune attaquant Abdelwadoud Yacef ressemble plus ou moins à celui de Yasser Bermati et de Abdelillah Boudam puisque, lui aussi, attend qu’on lui régularise sa situation financière avant qu’il puisse rempiler. Le président démissionnaire du CSA, Mustapha Mokor lui avait promis de le payer, il lui a demandé de patienter, et les délais sont passés sans que le président ne se manifeste. La semaine passée et avant la tenue de l’Assemblée générale ordinaire du CSA/USMH, le premier responsable harrachi lui a demandé encore une fois de patienter et de ne rien faire cette semaine, mais Yacef en a, apparemment, marre d’attendre. Le joueur avait reçu plusieurs contacts des clubs de Ligue 2 et a fini par rejoindre le RCK. Âgé de 22 ans, Abdelwadoud Yacef était un titulaire indiscutable sur l’échiquier de Boualem Charef. Il a joué presque tous les matchs de la saison passée et a contribué au maintien de l’USMH en Ligue 2. Son départ fait trop mal aux supporters de l’USMH.

Tous les joueurs veulent partir

Comme on le sait, certains joueurs, après avoir eu une entrevue avec le président Mustapha Mokor et d’autres dirigeants du club, avaient décidé de rester, à l’image de Mohamed Islam Belhadj, Anis Bouabdellah, Ferhat, Mohamed Ayoub Boudjelal, Abdelhadi Rahal, Moussa Kadri et les autres qu’on avait même annoncés comme étant officiellement harrachis pour la saison prochaine. Eh bien, aujourd’hui, rien n’est sûr, et les joueurs en question risquent de claquer la porte à tout moment. Depuis que la direction leur a promis de régulariser leur situation en leur versant leurs arriérés, ils n’ont encore rien vu venir. Aux dernières nouvelles, il paraît que certains ont un rendez-vous avec les responsables du club prochainement, mais l’on se demande s’il ne s’agira pas d’une autre promesse qu’on ne pourra pas tenir, du moment que les caisses du club sont vides et l’USMH souffre d’un grand problème financier.

La rue ne décolère pas

Dans le Tout-El Harrach la colère des supporters est perceptible. Les centaines de milliers de harrachis ne comprennent pas ce qui arrive à leur club. Dans les fiefs de l’USMH que ce soit à la rive gauche ou la rive droite, la tension et l’inquiétude est la même. Sur les hauteurs d’El Harrach, du côté de Belfort on ne décolère pas, Mohamed un fervent supporter, dont le frère cadet avait été vice-président du club il y a quelques années nous aborde : « Ce n’est pas normal qu’un club aussi populaire aussi révolutionnaire soit laissé à l’abandon comme ça ! Ce n’est pas normal du tout que pour les uns on ouvre les vannes de pétrole et pour les autres on ne donne pas le moindre sou. C’est une injustice qui ne dit pas nom. Nous n’acceptons pas et nous n’accepterons jamais ces décisions iniques, jamais ! » C’est dire que du côté d’El Harrach combien on est amère face à la situation que vit l’USMH.   

M. A-M.

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