Le mercato estival du Nasria n’est pas de tout repos et s’accompagne de son lot de tensions et d’incompréhensions. Au cœur de l’actualité des Sang et Or ces derniers jours, la situation du jeune attaquant Anis Oughidni fait couler beaucoup d’encre. Ecarté in extremis de la préparation sur demande expresse de l’entraîneur Abdenour Bousbia, le joueur se retrouve aujourd’hui dans une impasse, tiraillé entre son attachement viscéral au club et le sentiment d’une marginalisation injuste. Retour sur un feuilleton qui agite la sphère nahdiste.
La genèse de ce conflit trouve ses racines dans le timing de la reprise et la gestion des jeunes talents. D’un côté, l’entraîneur du NAHD, Abdenour Bousbia, avait arrêté la décision de ne convoquer les jeunes éléments qu’à la veille même du lancement de la préparation estivale. De l’autre, Anis Oughidni abordait cette intersaison avec des aspirations bien différentes. Se considérant d’ores et déjà comme un joueur confirmé – fort de ses quatre apparitions sous le maillot des séniors lors de la fin de saison précédente -, le jeune attaquant souhaitait négocier sereinement les termes de sa nouvelle saison et obtenir des garanties contractuelles à la hauteur de son statut naissant.
C’est dans ce climat de flottement que la situation a pris une tournure délicate. Convoqué au même titre que les autres jeunes au début de la préparation, Oughidni n’avait pu honorer ce rendez-vous, invoquant alors la participation aux obsèques d’un proche. Un concours de circonstances qui a pesé lourd dans la suite des événements et dans le jugement du staff technique.
Entre pistes infructueuses et quête de clarté
Face à ce flou institutionnel et sportif, le joueur s’est retrouvé à explorer ses options. Il aurait ainsi reçu entre-temps une offre de la JS Tixeraïne (JST), une proposition qui n’a manifestement pas su éveiller son intérêt. Cherchant un point de chute en adéquation avec ses ambitions, Oughidni se serait même déplacé à Oran pour s’engager avec l’ASMO, sans pour autant réussir à y être retenu. Voulant enfin lever le voile sur sa situation exacte au NAHD, il s’est tourné vers des proches de la direction. Ces derniers lui ont alors signifié sans détour qu’Abdenour Bousbia ne comptait pas le retenir dans ses plans pour la saison à venir, actant de fait sa mise à l’écart.
Oughidni : « Pourquoi cette hogra ?»
Face aux rumeurs et aux différentes versions qui circulent à son sujet, l’attaquant nahdiste a tenu à mettre les points sur les i, exprimant publiquement son incompréhension et sa déception :
« Je n’ai appelé personne au club et je n’ai demandé que mon droit comme chaque joueur. On dit que je devais faire un test pour que l’entraîneur décide, chose que je refuse car je joue dans le club depuis longtemps et j’aime ce club, et tout le monde connaît mes qualités ; pourquoi donc cette marginalisation et cette hogra ? J’ai demandé à signer comme chaque joueur qui a été recruté et c’est mon droit. Enfin, je n’ai pas fait de tests dans aucun club car j’ai donné la priorité au NAHD. »
A travers cette sortie forte, Oughidni revendique son appartenance de longue date au NAHD et déplore ce qu’il qualifie de traitement inéquitable. Alors que le NAHD s’attelle à bâtir un effectif conquérant pour aborder le nouvel exercice, le cas du jeune attaquant met en lumière la complexité de la gestion des jeunes formés au club face aux choix stricts du staff technique. L’avenir dira si une issue favorable pourra être trouvée ou si le divorce est désormais consommé entre le pur produit du Nasria et ses dirigeants.
O. Y.
