Le choc entre le CS Constantine et le CR Belouizdad n’a finalement accouché que d’un triste 0-0, un résultat qui laisse un goût amer, surtout du côté algérois. Sur le papier, ramener un point d’un déplacement toujours compliqué à Constantine n’a rien d’anodin. Mais dans le contexte actuel, ce deuxième match nul consécutif ne fait clairement pas les affaires du Chabab.
Par Mohamed Lamine
En quête de relance après une série de prestations en demi-teinte, le CRB espérait frapper un grand coup pour se repositionner dans la course aux premières places. Au lieu de cela, les Rouge et Blanc repartent avec un point qui ne règle aucun des problèmes observés ces dernières semaines. Certes, la solidité défensive a été au rendez-vous, mais offensivement, les carences persistent et deviennent préoccupantes. Face à un CSC qui n’a pas pris beaucoup de risques, les Belouizdadis avaient pourtant les moyens de faire mieux. Le match s’est joué sur un faux rythme, avec beaucoup de duels au milieu et peu d’espaces. Dans ce contexte fermé, il fallait savoir se montrer réaliste et efficace. Deux qualités qui ont cruellement manqué au CRB.
Il y avait largement de la place pour gagner
Le plus frustrant dans cette rencontre, c’est qu’il y avait clairement de la place pour repartir avec les trois points. Le CRB s’est procuré les occasions les plus franches de la partie, notamment en seconde période. Mais entre maladresse dans le dernier geste et manque de lucidité dans les choix offensifs, les opportunités se sont envolées. À plusieurs reprises, les attaquants belouizdadis se sont retrouvés en bonne position, sans parvenir à cadrer ou à faire le bon décalage au moment opportun. Ce manque de réalisme commence à coûter cher. À ce niveau de compétition, on ne peut pas se permettre de gaspiller autant lorsque l’adversaire ne montre pas grand-chose. Le CSC, de son côté, s’est contenté de gérer et de procéder par contres sporadiques, sans réellement mettre en danger la défense du CRB.
Une équipe qui ne sait plus faire le jeu
Au-delà des occasions manquées, c’est surtout le contenu global qui interpelle. Le CRB n’a pas proposé grand-chose dans le jeu. La circulation de balle était trop lente, les transitions approximatives et les décalages quasi inexistants. Le bloc constantinois, bien organisé, n’a finalement pas été réellement bousculé. Ce manque de créativité devient particulièrement difficile à supporter pour une équipe censée jouer les premiers rôles. Sans imagination, sans percussion et sans prise de risque dans les trente derniers mètres, le CRB se retrouve à dépendre d’exploits individuels qui ne viennent pas. Avec ce deuxième nul de suite, le CRB marque le pas. Le point pris à Constantine ne suffit pas à masquer les insuffisances actuelles. Si la défense tient le coup, l’animation offensive, elle, doit impérativement être revue car avec ce qu’on a vu avant-hier, il faudra mettre les bouchées doubles pour aspirer à rapidement se relancer dans cette 2e partie de saison très importante.
M. L.
