27 mai 2026

Le coup de la panne… financière

Alors que l’heure était à la mobilisation générale avant le choc de cet après-midi face au WA Mostaganem, un grain de sable est venu s’immiscer dans les rouages: la prime de match promise n’a finalement pas été versée. Entre promesses non tenues par la force des choses et diplomatie de vestiaire, le président Hanied joue la carte de la transparence totale pour maintenir la sérénité du groupe.

L’effervescence des grands jours est légèrement teintée d’une pointe d’amertume dans le vestiaire du NAHD. Les joueurs, qui s’attendaient à percevoir leur prime au cours de la semaine écoulée – comme promis initialement par la direction- ont dû se rendre à l’évidence : les comptes sont, pour l’heure, à sec. Cette gratification, censée servir de levier psychologique et de « boost » de motivation avant de croiser le fer avec le WAM, devra encore attendre.

La franchise de Hanied pour éteindre l’incendie

Face à cette impasse budgétaire, le président du Nasria, Yacine Hanied n’a pas cherché d’échappatoires ni de faux-fuyants. Dans un milieu où les promesses non tenues finissent souvent en grèves ou en bras de fer, le boss du NAHD a choisi la voie de la franchise. Il a réuni les coéquipiers de Boufligha pour leur avouer sans détour que les caisses du club souffrent actuellement d’un manque criant de liquidités. Le message est clair : la direction n’est pas de mauvaise foi, elle est simplement en attente de ressources. Le président a d’ailleurs fixé un nouvel horizon, celui de la fin du mois de mars. C’est à cette période qu’une rentrée d’argent substantielle, provenant de l’un des sponsors majeurs du club, est attendue. Un apport d’oxygène financier qui permettra enfin de régulariser la situation et de verser les primes en suspens.

Le crédit de confiance n’est pas entamé

Si, dans d’autres clubs, une telle annonce aurait pu provoquer un séisme, le climat reste étonnamment calme à Hussein-Dey. Pourquoi une telle compréhension de la part des joueurs ? La réponse réside dans les actes passés. Récemment, Hanied avait déjà procédé au règlement d’un mois de salaire et d’une prime, prouvant qu’il tenait à honorer ses engagements dès que les finances le permettaient. Ce geste préalable a permis de rétablir un lien de confiance solide entre l’administration et le staff technique. Les cadres de l’équipe ont conscience que leur président est un homme de parole pris dans les tenailles des réalités économiques du football national. L’heure est donc à la patience et non à la revendication.

O. Y.

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