25 mai 2026

 Le «coup de sang» de Farid Zemiti

L’ambiance était lourde, avant-hier après midi au stade Benrabah de Dar El Beida où la formation hussein-déene effectuait sa séance de reprise après l’échec face  à la JSMT. Avant d’entamer donc la séance, Farid Zemiti a transformé le rond central en salle de tribunal. L’ordre du jour ? Une autocritique sans concession après le revers essuyé face à la JSM Tiaret.

Zemiti n’est pas du genre à pratiquer la langue de bois. Face à ses joueurs, le coach a disséqué, point par point, les carences affichées lors de cette sortie manquée à Tiaret. Pour lui, si la défaite a eu lieu hors des bases, elle n’en reste pas moins un «échec inacceptable». Le technicien a énuméré les erreurs de placement, les sautes de concentration et ce manque de répondant tactique qui ont coûté cher au Nasria.

Le message est passé comme une décharge électrique : pour prétendre à l’accession en Ligue 1 Mobilis, le NAHD ne peut plus se permettre de laisser filer des points en route. La course à l’élite est un marathon qui ne tolère aucune baisse de régime, surtout quand on porte un maillot aussi lourd que celui du Sang et Or.

L’heure du rachat

Mais le rétroviseur est déjà brisé. Zemiti a rapidement basculé sur l’échéance capitale de ce vendredi : le derby face à la JS Tixeraïne. Ici, le discours a changé de ton pour devenir plus martial. Le coach exige un «engagement total» et une «volonté de fer».

«Je ne veux pas voir des joueurs, je veux voir des guerriers», aurait-il lancé à son groupe.

L’équation est simple : le stade Omar Benrabah de Dar El Beida doit redevenir une forteresse imprenable. Jouer à domicile impose l’obligation de faire le plein. Un autre faux pas, qui plus est dans un derby, éteindrait presque définitivement les espoirs de montée.

« Pas de place pour les touristes »

La partie la plus virulente de son intervention a sans doute été son avertissement final. Dans ce « dernier virage » du championnat, la patience du coach a atteint ses limites. Zemiti a été très clair : il sera désormais sans pitié.

Le critère de sélection ne sera plus seulement technique, il sera mental. Ceux qui ne «mouillent pas le maillot» ou qui affichent le moindre signe de nonchalance seront automatiquement écartés du groupe. Pour Farid Zemiti, la concentration doit être absolue. Le technicien husseindéen veut des hommes prêts à se sacrifier pour les couleurs du club, car dans cette dernière ligne droite vers la Ligue 1, il n’y a plus de place pour l’approximation.

Le vestiaire est prévenu : contre la JST, le NAHD devra montrer son vrai visage, celui d’un prétendant sérieux, sous peine de voir le coach sortir la hache de guerre.

O.Y.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *