Le CR Belouizdad vient de boucler un dossier qui lui permettra à la fois d’alléger son effectif et de renflouer ses caisses. En effet, l’attaquant sud-africain Khanisa Mayo ne reviendra pas au Chabab.
Prêté la saison dernière aux Kaizer Chiefs avec une option d’achat, le joueur va poursuivre son aventure en Afrique du Sud après la décision de son club de lever cette clause. Arrivé au CRB avec de nombreuses attentes, Mayo n’a jamais réussi à s’imposer sous les couleurs belouizdadies. Malgré quelques éclairs, l’ancien joueur de Cape Town City n’a pas répondu aux espoirs placés en lui et son passage restera comme l’un des recrutements les moins convaincants de ces dernières saisons. Son prêt aux Kaizer Chiefs avait été perçu comme une opportunité de relancer sa carrière, mais également comme une solution pour le CRB afin de préparer son départ définitif. Si sa saison en Afrique du Sud n’a pas été exceptionnelle, les dirigeants des Kaizer Chiefs ont tout de même estimé que l’attaquant pouvait encore apporter à leur projet sportif. Ils ont ainsi décidé d’activer l’option d’achat prévue dans le contrat de prêt, permettant au joueur de s’engager définitivement avec le club. Cette opération devrait rapporter près de 450 000 dollars au CR Belouizdad. Une rentrée financière loin d’être négligeable à un moment où le club cherche à restructurer son effectif et à offrir davantage de marge de manœuvre à la direction pour le mercato estival. Cette somme pourrait d’ailleurs servir à régler un dossier particulièrement sensible. Le Chabab est toujours confronté à l’interdiction de recrutement prononcée par la FIFA le mois dernier à la suite du litige avec Cape Town City, ancien club de Khanisa Mayo. Les dirigeants pourraient ainsi utiliser une partie de ce montant pour solder définitivement cette affaire et obtenir la levée de cette sanction. Le reste pourrait être injecté dans le recrutement afin de permettre à Nabil Maâloul de disposer des renforts nécessaires pour bâtir une équipe capable de jouer les premiers rôles la saison prochaine.
M. L.
