Le NAHD a été surpris par le départ précipité de son entraîneur adjoint, Mohamed Boutadjine, qui a choisi de mettre un terme à sa collaboration avec le club pour rejoindre le NC Magra. Une décision d’autant plus marquante que le technicien avait récemment accepté de travailler en duo avec Farid Zemiti, dans un contexte déjà délicat pour la formation husseindéenne. Pourtant, à la première opportunité, Boutadjine a «pris la poudre d’escampette», laissant derrière lui un staff en pleine recomposition et un projet sportif fragilisé. Si aucune communication officielle n’a encore précisé les raisons exactes de ce départ, plusieurs éléments laissent penser qu’il s’agit d’un choix mûrement réfléchi, dicté par un ensemble de facteurs.
Un environnement jugé peu propice au travail
Selon des proches du technicien, Mohamed Boutadjine aurait rapidement ressenti un certain malaise en découvrant les conditions de travail au sein de l’équipe. Le climat interne, marqué par des difficultés financières persistantes et le mécontentement d’une partie des joueurs, aurait été l’un des premiers signaux d’alerte. Plusieurs éléments de l’effectif envisageraient un départ en raison de salaires et de primes impayés, une situation qui, au-delà de l’aspect humain, complique sérieusement la gestion sportive.
Boutadjine, réputé pour son exigence en matière d’organisation et de rigueur, aurait estimé qu’évoluer dans un tel contexte rendrait sa mission particulièrement ardue. Pour un technicien habitué à travailler dans des environnements structurés, où la disponibilité mentale des joueurs est un préalable à toute progression, la perspective d’un groupe perturbé par des revendications financières ne pouvait qu’inquiéter.
La question du rôle réel au sein du staff
Un autre point aurait pesé dans la balance : la nature exacte de sa fonction. Si, officiellement, la direction du NAHD, par la voix de son président Hanied, avait assuré que Farid Zemiti et Mohamed Boutadjine travailleraient en véritable binôme, la réalité du terrain aurait rapidement révélé une hiérarchie plus classique. Boutadjine se serait aperçu qu’il demeurait avant tout un adjoint, sans réelle marge de manœuvre sur les grandes orientations techniques.
Or, le parcours de l’intéressé témoigne d’une volonté claire d’être considéré à sa juste valeur. Ancien responsable de la sélection militaire, passé par l’US Biskra et d’autres formations, Boutadjine a acquis une expérience qui l’amène aujourd’hui à revendiquer un statut en adéquation avec son vécu et ses compétences.
Un départ qui s’inscrit dans une logique personnelle
Le choix de rejoindre le NC Magra apparaît, dès lors, comme une décision pragmatique. Au-delà de l’opportunité sportive, le club de l’Est offrirait un cadre plus stable, tant sur le plan organisationnel que financier. Pour Boutadjine, il s’agirait avant tout de retrouver un environnement propice au travail quotidien, loin des tensions internes et des incertitudes qui entourent actuellement le NAHD.
Ce départ n’est d’ailleurs pas un cas isolé dans son parcours. La saison dernière déjà, il avait décliné l’offre de travailler en duo avec Abdelkader Iaïche au sein du même club, allant jusqu’à ne pas se présenter. Un précédent qui confirme une ligne de conduite claire : Boutadjine refuse de s’inscrire dans des projets où son rôle n’est pas pleinement défini ou reconnu.
O.Y.
