2 juin 2026

Le mystère du mercato koubéen

Le Raed de Kouba traverse une zone de turbulences où le rendement de ses recrues hivernales pose question. Censés transfigurer le collectif, Amrane, Meftahi et Oukaci se contentent pour l’instant de miettes en fin de match. Entre banc de touche et apparitions furtives, le renfort tant attendu tarde à se concrétiser.

L’effervescence du mercato hivernal laissait présager un nouveau souffle pour le Raed de Kouba mais la réalité du terrain offre un contraste saisissant. Si l’objectif initial était d’apporter une plus-value immédiate pour sécuriser une place sur le podium, le constat actuel interpelle les observateurs. Trois noms cristallisent particulièrement les interrogations du public koubéen, à savoir le défenseur central Amrane, l’avant-centre Meftahi et le meneur de jeu Oukaci. Lors de la dernière réception du RCA au stade Benhaddad, ces trois éléments ont une nouvelle fois dû attendre les ultimes minutes de la rencontre pour fouler la pelouse. Une situation qui devient récurrente et qui commence à peser sur l’ambiance générale autour du club. Pis encore, lors des précédents rendez-vous cruciaux, ce trio est resté scotché au banc de touche durant l’intégralité des débats. Contrairement à Deffar qui a réussi à grappiller du temps de jeu et à enchaîner quelques titularisations convaincantes, ses trois compères de l’hiver semblent enfermés dans un rôle de doublures de luxe. Ce manque d’intégration ou de confiance de la part du staff technique soulève des doutes légitimes sur la pertinence du recrutement effectué en janvier. Un axial, un créateur et un finisseur sont théoriquement les piliers d’une colonne vertébrale, pourtant ils ne parviennent pas à bousculer la hiérarchie établie. Les fans ne cachent plus leur inquiétude face à ce renfort qui n’a pas encore donné ses fruits. Pour le public du Raed, un joueur recruté en milieu de saison doit être prêt physiquement et tactiquement pour entrer directement dans le onze de départ. Voir des éléments d’expérience comme Oukaci ou des profils offensifs comme Meftahi se contenter de fins de matchs sans relief crée un sentiment de gâchis. La bataille pour les play-offs ne permet plus d’attendre une hypothétique adaptation tardive. Chaque minute passée sur le banc par ces recrues est perçue comme un aveu d’échec par une partie des supporters qui espéraient un électrochoc immédiat pour porter l’équipe vers les sommets. À l’approche du derby décisif contre El Biar, le staff technique se retrouve face à un dilemme de taille. Continuer à ignorer ce trio ou enfin lancer Amrane, Meftahi et Oukaci dans le grand bain pour justifier leur signature. Le temps presse car le Raed ne peut plus se permettre ce luxe.

M.A.

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