25 mai 2026

Le périple des supporters algériens pour se rendre au Maroc

À l’approche de la CAN 2025, prévue au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, de nombreux supporters venus d’Algérie se préparent à suivre les Fennecs. Mais pour eux, le voyage s’annonce bien plus complexe que pour la majorité des autres fans africains. Entre formalités administratives inédites et contraintes logistiques liées au contexte politique, assister à la CAN relève presque du parcours du combattant.

Première étape incontournable pour les supporters algériens : le visa électronique

C’est la grande nouveauté de cette CAN. Alors que le Maroc était jusque-là accessible sans visa pour les ressortissants algériens, les autorités marocaines ont instauré, depuis septembre, une autorisation électronique de voyage (AEV), autrement dit un e-visa. Une mesure temporaire, mise en place à quelques semaines seulement du début de la compétition.

Comme ceux d’autres pays, les supporters algériens devront donc obligatoirement obtenir cet e-visa pour entrer sur le territoire marocain. Problème : certaines agences en Algérie ont tenté d’en profiter, proposant ce document à des prix exorbitants. Or, comme l’ont rappelé la CAF et le Comité d’Organisation Local dans un communiqué officiel, ce e-visa est totalement gratuit pour la CAN 2025.

L’autorisation s’obtient simplement via l’application Yalla, grâce à un processus 100 % en ligne, rapide et sécurisé. Une précision essentielle pour éviter les arnaques, dans un contexte déjà tendu pour les supporters.

Aucun vol direct, frontières fermées : un casse-tête logistique pour se rendre au Maroc

À cette première contrainte s’ajoute une réalité bien connue : l’absence totale de vols directs entre l’Algérie et le Maroc, conséquence directe de la fermeture de l’espace aérien et des frontières terrestres par l’Algérie. Impossible donc de rejoindre le Maroc sans passer par un pays tiers. La solution la plus courante reste l’escale par la Tunisie. Tunisair propose ainsi des vols Alger–Casablanca via Tunis, mais à des tarifs élevés. À titre d’exemple, un aller simple autour du 23 décembre dépasse souvent les 400 euros, avec parfois plusieurs heures d’escale à Tunis. L’aller-retour pour toute la durée de la CAN peut grimper au-delà de 600 ou 700 euros.

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