Le ciel du Nasria, qui semblait s’éclaircir après le récent succès face au MC Saïda, s’est soudainement assombri. Alors que l’heure devrait être à la mobilisation générale avant le choc contre le Widad Mostaganem, une zone de turbulences vient secouer le vestiaire husseindéen. Au cœur de la discorde : l’affaire de la prime de victoire non versée, un dossier brûlant qui constitue le tout premier véritable « couac » pour le nouvel entraîneur, Aziz Abbas.
Tout avait pourtant commencé sous de bons auspices. Le président Yacine Hanied avait initialement promis d’octroyer cette prime aux joueurs juste avant les fêtes de l’Aïd, un geste censé récompenser les efforts fournis sur le terrain. Face à l’impossibilité de tenir ce premier délai, une seconde promesse avait été formulée pour le courant de cette semaine. Cependant, le constat est amer pour les coéquipiers de Yacoubi : les comptes restent désespérément vides et la prime promise s’est évaporée dans les méandres des difficultés financières du club.
Ce contretemps n’est pas resté sans conséquences sur le plan sportif. Aziz Abbas, technicien rigoureux et exigeant, a dû revoir ses plans de travail dans l’urgence. Alors qu’il souhaitait initialement rajouter une ou deux séances supplémentaires avant la coupure de l’Aïd pour parfaire les automatismes, le coach a été contraint de libérer ses joueurs plus tôt que prévu. Une décision tactique mais aussi psychologique, visant à éviter que la frustration ne l’emporte sur le terrain dès les premiers jours de la crise.
L’appel pressant de l’entraîneur à son président
Si le coach s’est réjoui de voir l’intégralité de son effectif reprendre le chemin de l’entraînement cette semaine, il n’a pu que constater les dégâts invisibles de cette affaire. Malgré le professionnalisme des joueurs, une atmosphère lourde pèse sur le groupe. L’incertitude financière agit comme un poison lent à quelques jours seulement d’un rendez-vous capital face au WAM. Aziz Abbas, fin psychologue, sait pertinemment qu’un joueur préoccupé par ses primes est un joueur dont la concentration peut vaciller à tout moment.
Face à cette situation qui menace l’équilibre de son équipe, Aziz Abbas ne s’est pas muré dans le silence. Il a provoqué une discussion franche avec le président Hanied pour l’exhorter à régler ce litige au plus vite. Pour le coach, il est impératif d’évacuer ce genre de problème parasitaire qui risque d’envenimer le climat interne. Son message est clair : dans une phase aussi critique du championnat, la motivation doit être à son paroxysme. Pour Abbas, le volet financier doit suivre le volet sportif pour que la machine NAHD ne s’enraye pas au pire moment. Reste à savoir si la direction saura réagir à temps pour éteindre l’incendie avant le coup d’envoi de samedi.
O. Y.
