Depuis le début de la saison, le RCK avance avec un effectif constamment diminué. Les blessures à répétition touchent particulièrement le milieu de terrain et le secteur offensif, perturbant la stabilité du groupe et compliquant le travail du staff technique. Une situation qui commence sérieusement à inquiéter.
L’infirmerie du RCK ne désemplit plus. Match après match, l’entraîneur est contraint de composer avec des absences qui s’enchaînent et qui freinent toute tentative de continuité. En attaque, le cas de Sabouni symbolise cette période difficile. L’attaquant a dû passer par la case opération, rejoignant une longue liste de joueurs indisponibles ou diminués physiquement. Toujours sur le plan offensif, Boukhenchouche a lui aussi connu des pépins récurrents, tout comme Lehbiri, souvent éloigné des terrains au moment où l’équipe avait besoin de lui. Bougoursa, de son côté, vient tout juste de reprendre la compétition après une période d’arrêt, sans avoir encore retrouvé l’intégralité de ses moyens. À ce tableau déjà chargé, seuls Ghazali et Kermiche semblent avoir été relativement épargnés jusqu’à présent, offrant un rare sentiment de stabilité dans un secteur sinistré. La situation n’est guère plus rassurante au milieu de terrain. Haddad passe une grande partie de la saison à l’infirmerie, enchaînant les blessures sans parvenir à retrouver un rythme régulier. Belalem a également rejoint la liste des joueurs touchés, accentuant les difficultés dans un compartiment essentiel à l’équilibre de l’équipe. D’autres éléments ont aussi connu des alertes physiques, obligeant le staff à multiplier les ajustements. Ces absences répétées ont un impact direct sur le rendement collectif. Le manque d’automatismes, les changements constants dans le onze de départ et la gestion des joueurs revenant de blessure pèsent sur les performances. Dans un championnat exigeant, où l’intensité est permanente, le RCK peine à suivre le rythme avec un effectif constamment remanié. Face à cette situation, plusieurs observateurs et supporters pointent du doigt la préparation estivale. Beaucoup estiment que le travail effectué en amont n’a pas permis aux joueurs d’atteindre un niveau physique optimal, rendant l’équipe plus vulnérable aux blessures musculaires et aux rechutes. Alors que la saison avance, le RCK se retrouve à un tournant délicat. La gestion physique du groupe et la récupération des blessés seront déterminantes pour la suite du parcours. Sans un effectif enfin épargné, le Raed de Kouba risque de continuer à subir une situation qui freine ses ambitions.
M.A.
