Mahrez, en septembre ou plus jamais ?
Si l’équipe nationale avait remporté ses deux rencontres de juin face à la Guinée et l’Ouganda en se montrant rassurante dans le jeu, on n’en serait probablement pas là à en parler. Mais le manque de créativité devant était criant chez les Verts. N’ayant pas déclaré qu’il mettait un terme à sa retraite internationale, Riyad Mahrez reste sélectionnable et son retour pourrait se faire dès septembre prochain pour les éliminatoires de… la CAN-2025 qui ne s’annoncent pas de tout repos.
Par Mohamed Touileb
Walid Sadi a évoqué l’avenir de Mahrez chez les Fennecs dans la foulée du précieux succès de l’EN à Kampala City lundi face à l’Ouganda. Sur les deux matchs de la fenêtre internationale de juin, le jeu de notre sélection présentait les habituelles défaillances et ce penchant à trop jouer sur le côté gauche. C’était déjà le cas en présence de Mahrez.
Même sans lui, ça bloque à droite
C’est pour dire que ce dernier n’est pas directement responsable de ce manque de transition, constaté dernièrement, par l’aile droite. Beaucoup ont imputé ce déséquilibre dans les phases offensives au gaucher qui a accusé, il faut le reconnaître, une baisse de rythme indiscutable. Toujours est-il que le pensionnaire d’Al-Ahli SC (Arabie saoudite) était capitaine d’El-Khadra et ne devait pas se retrouver, brutalement, hors des plans de la sélection.
Beaucoup de choses ont été dites sur sa situation par rapport à l’EN. Le fait d’avoir demandé exemption lors du rassemblement de mars n’a, à priori, pas été du goût de Vladimir Petkovic, premier responsable de la barre technique Dz, qui avait pourtant accédé à sa première requête. Et c’était sans laisser prévoir qu’il y aurait un malaise entre les deux hommes dans l’avenir.
« Aucun problème » mais…
Cependant, la liaison paraît rompue depuis cet épisode. Et, aucun des deux n’a tenté de rétablir le lien. A partir de là, Walid Sadi, président de la Fédération algérienne de football (FAF), ne veut pas que les rapports entre le Ballon d’Or africain 2016 et le coach de l’équipe nationale se tendent encore plus. Le patron de l’instance fédérale compte œuvrer pour relancer le courant. C’est, du moins, ce qu’il a laissé entendre il y a 3 jours de cela dans une déclaration à la télévision algérienne. « Il n’y a aucun problème avec Riyad Mahrez. J’ai parlé avec Vladimir Petkovic et il rencontrera prochainement Mahrez. Peut-être qu’il sera de retour en septembre », a assuré le successeur de Djahid Zefizef. Malgré sa forme qui peut parfois être discutable, la présence d’un joueur comme Mahrez reste importante pour la sélection d’Algérie.
La posture pour le Mondial 2026 en dissuasion
Après, il y a son statut et son image qui peuvent poser problème. En effet, même s’il n’y a, pour le moment, pas d’alternative fiable à Mahrez (Benzia n’a pas pu convaincre à gauche, Hadj Moussa devra s’imposer dans son nouveau club Feynoord Rotterdam et Bouanani a vu sa progression freinée par son choix de jouer pour l’Algérie), on peut s’attendre à ce que l’ex-Citizen n’acceptera pas d’être rétrogradé dans la hiérarchie d’un navire duquel il était le capitaine.
En gros, on croit savoir que si Petkovic ne lui garantit pas d’être son principal choix (titulaire), Mahrez risque de s’en résoudre à raccrocher les crampons à l’international même si ça lui tient à cœur de jouer la Coupe du Monde 2026. Le fait que les « Guerriers du Désert » se retrouvent en ballotage favorable (ils sont leaders du groupe ‘’G‘’) pour prendre le ticket de qualification. C’est le seul détail qui pourrait obtenir l’indulgence de Mahrez et son acceptation de rester sur le banc si nécessaire.
M.T.
