22 février 2026

Le satisfecit d’Aït-Nouri

Passé de Wolverhampton Wanderers, un club qui lutte pour le maintien, à Manchester City, une écurie qui joue les premiers rôles en Premier League et en Europe, Rayan Aït-Nouri se débrouille plutôt bien après des débuts qui n’étaient pas franchement faciles. Sous les ordres de Pep Guardiola, il semble enfin s’épanouir et comprendre ce qui lui permet de percer les plans d’un très exigeant technicien à la perception football assez spéciale.

Par Mohamed Touileb

En talent brut, Aït-Nouri peut jouer dans n’importe quel club au monde. Après, tactiquement, tout dépend de comment l’entraîneur conçoit les choses. Et quand on tombe sous la coupe d’un coach comme Guardiola, la faculté d’adaptation aux instructions est mise à rude épreuve. Il faut clairement avoir un « high QI foot » pour survivre à la concurrence dans un effectif engorgé de super footballeurs comme celui de Man City.

La raison de la première partie de saison contrastée

A ce propos, l’Algérien indique que «c’est une bonne concurrence, une concurrence saine. On travaille à l’entraînement tous les jours pour essayer de jouer. On essaie de se pousser au maximum. La concurrence est bonne, elle est saine. Franchement, on s’entend tous très bien. Celui qui joue sur le terrain doit tout donner pour l’équipe et être le plus performant possible».

Ces dernières semaines, le Fennec, qui n’était pas franchement souvent utilisé avant la CAN 2025 (21 décembre – 18 janvier), retrouve du temps de jeu et de la confiance. «J’ai eu une blessure en début de saison qui m’a écarté des terrains pendant deux mois, donc ça ne m’a pas aidé. Mais voilà, j’ai beaucoup travaillé pour revenir sur le terrain. Le plus important, c’est d’être le plus performant possible, d’être prêt à chaque moment. Je travaille tous les jours à l’entraînement pour jouer le plus de matchs, pour être le plus performant possible et pour avoir un impact dans cette équipe», justifie-t-il.

7 titularisations sur les 8 derniers matchs

A présent, Aït-Nouri, qui compte 17 apparitions (12 fois titulaire) dans toutes les épreuves, reste notamment sur trois titularisations en Premier League. Ce qui n’était jamais arrivé lors de la première moitié de saison. Il compte aussi 7 présences dans le onze de départ sur les 8 tests toutes compétitions réunies pour les « Citizens ». Cela veut clairement dire qu’il vient de gagner sa place sur l’échiquier de Guardiola.

Sur la collaboration avec le driver espagnol, l’ancien pensionnaire de l’Angers SCO reconnaît que «c’est un plaisir de travailler avec lui au quotidien. C’est quelqu’un qui nous aide énormément à pousser nos limites. Je prends énormément de plaisir. Je sens que je progresse sur pas mal d’aspects», non sans estimer que «c’est le meilleur coach de l’histoire du football».

Désormais, pour Aït-Nouri, il faudra garder cette cadence. Et il en est parfaitement conscient. «Il y a de grandes échéances qui vont venir. Il faut être prêt, prendre match par match. C’est un très gros club, tout le monde veut gagner. Je pense que c’est le plus important. On travaille à l’entraînement tous les jours pour ça, pour ce genre de match, pour ce genre de victoire. Il faut être prêt, il faut continuer à travailler et essayer de remporter tous les matchs», préconise-t-il.

Des attentes en sélection

Avant son arrivée chez les « Skyblues », un autre Algérien avait connu un passage très abouti. Il s’agit de Riyad Mahrez qui a tout gagné avec les Mancuniens. Évidemment, celui qui est aussi le capitaine d’Aït-Nouri en sélection l’aide à cerner la méthode du coach et la mentalité au club. «C’est quelqu’un avec qui je parle énormément. Je parlais avec lui. Même quand j’étais à Wolverhampton. Juste avant de signer, il m’a parlé du club, il m’a parlé de la ville. Franchement, il ne m’a pas menti. Il m’a dit que la vie était très bien. Les coéquipiers dans le vestiaire, tout le monde était super sympa. C’est ce que j’ai pu remarquer quand je suis arrivé», révèle Aït-Nouri.

Dans les prochains moins, il sera en appel avec Mahrez pour représenter l’Algérie à la Coupe du monde 2026 (11 juin – 19 juillet). Évoluant dans des couloirs opposés, ils devront aller dans le même sens pour permettre à El-Khadra de durer dans cette prestigieuse épreuve. Jusqu’à présent, Aït-Nouri n’a pas vraiment eu le rendement escompté en sélection. Malgré sa réputation sur le plan de la contribution offensive, il ne compte – à ce jour – aucun but ni passe décisive après 25 capes.

M.T.

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