15 octobre 2026

L’EN féminine -JO 2028 : Les Vertes de pas sûrs

Dans la continuité de ce qu’elle montré lors de la dernière CAN féminine au Maroc et sa superbe et historique troisième place qui lui a permis de se qualifier en Coupe du Monde 2027 dames, notre sélection, emmenée par Farid Benstiti, a désormais les Jeux Olympiques 2028 de Los Angeles (Etats-Unis) en ligne de mire. Les Vertes ont pu atteindre le 3e tour de la campagne de qualification en étrillant la République sur la double-confrontation (8-0 à l’aller et 0-7 au retour) jouée en Algérie. Les camarades de Marine Dafeur sont passées à la prochaine étape en s’imposant 15-0 en cumulé. Le rôle a été tenu.

Par Mohamed Touileb

Certes, il reste encore deux obstacles à passer mais les Algériennes confirment – une nouvelle fois – leur progression et récoltent le fruit du dur labeur du staff technique qui semble clairement maîtriser la situation et savoir ce qu’il est en train de faire. Le potentiel de l’EN dames est conséquent avec des renforts qui ne peuvent qu’augmenter la qualité de cette équipe séduisante et surprenante.

Le Burkina Faso en avant-dernier écueil

La courbe est ascendante et l’ambition augmente au fil des rassemblements et des compétitions depuis que Benstiti a pris les commandes techniques il y a 4 ans de ça. Après avoir accroché le deuxième tour d’une CAN pour la première fois l’année passée dans une édition 2024 décalée à 2025, le technicien a réussi à emmener Melissa Bethi & cie jusqu’au dernier carré de la CAN 2026 gagnant la petite finale contre le Maroc pour assurer une place au Mondial 2027 féminin, prévu l’été prochain au Brésil (23 juin – 24 juillet).

La prochaine étape consiste à disputer les Olympiades pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie. En considération de ce qu’on a pu voir ces derniers temps, les Algériennes font partie des favoris pour avoir les deux strapontins de l’Afrique dans cette épreuve. Pour cela, il faudra atteindre le cinquième et dernier tour. Après avoir écarté, sans aucune difficulté, les Centrafricaines, il faudra évincer le Burkina Faso lors de l’étape à venir (entre le 23 février et le 6 mars 2027).

« On commence à se dire qu’on a connaissance de ces équipes aujourd’hui. Ils font partie du chapeau A ou du chapeau en dessous. Ce qui est sûr c’est qu’on connaît ces adversaires. Le Burkina Faso, je les connais très bien. J’ai regardé leur match ‘’aller‘’ (contre la Guinée équatoriale) et j’ai demandé à ce qu’on enregistre le match ‘’retour‘’. Ils ont d’ailleurs fait 1-1 pour l’occasion. C’est pour vous dire que ça ne sera pas facile », estime Benstiti qui sait que ça sera une autre paire de manches.

Un plan à établir et des renforts attendus

L’ancien coach des féminines du Paris Saint-Germain a aussi un souci de calendrier puisqu’il doit trouver le bon équilibre entre la préparation du Mondial 2027mais aussi ce prochain test capital contre les Burkinabè. « J’ai juste des questions de moi-même auxquelles je devrais répondre. ‘’Qu’est-ce que je dois faire pour les stages de novembre et décembre pour être efficace à la fin dans ces qualifications aux Jeux Olympiques ? ‘’ Parce que c’est très important pour nous tous. Surtout qu’il y a aussi la préparation de la Coupe du Monde », note-il. Le management sera important dans cette phase. Pour jouer sur plusieurs fronts et être efficace, il faut avoir une feuille de route bien élaborée et se renforcer. A ce sujet, on indiquera qu’après la venue de Nesrine Bahlouli, le nom d’Ines Benyahia s’impose. « Je pense qu’elle a intérêt à ne pas trop tarder parce que le football ça passe vite. L’équipe nationale c’est un temps. Je crois que notre président (Sadi, NDLR) voudra compter sur l’Algérie en Afrique et dans le monde pour que l’équipe féminine soit au plus haut niveau. Inès, écoute bien ce message, tu dois venir avec nous », a précisé Benstiti. Le temps est compté. La gloire est à portée.

M. T.

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