25 mai 2026

L’EN s’ouvre de plus en plus sur des joueurs aux appellations « occidentales »

Noms de délitement !

Vraisemblablement, Mitchell Weiser devrait renforcer l’équipe nationale dès le prochain rassemblement. La connotation du nom a une certaine dénotation. Vous l’auriez remarqué, il n’y a pas cette fibre algérienne dans l’appellation. Mais bon, pour Weiser, il est Dz dans le sang… du côté de maman. Du moins, il a pu s’en rappeler récemment. A l’orée de ses trente ans. Pour revenir aux renseignements, force est de constater que – désormais – il y a comme un délitement de l’algérianité dans les noms et prénoms. Notre sélection s’« occidentalise » et fait beaucoup trop de place à ce qui provient de l’autre continent. Les Andy, Mitchell et Kevin débarquent bien trop souvent avec des opportunités accordées plus facilement.

Par Mohamed Touileb

Récemment, Djamel Benlamri a fait des déclarations qui sont certainement maladroites sur la forme mais sensées sur le fond. L’ancien défenseur des Verts a indiqué qu’« on fait appel à des joueurs qui ne connaissent même pas Kassaman (l’hymne national de l’Algérie) ». Conviction et constat fait par quelqu’un qui était en immersion.

L’opportunité facile

Aussi, le défenseur central dénonce le fait qu’on soit « plus indulgents » avec les joueurs qui débarquent d’ailleurs alors qu’on « demande au joueur local d’être performant dès sa première sélection. Il n’a souvent droit qu’à une vingtaine de minutes durant lesquelles il doit tout faire alors qu’on donne des chances pleines et beaucoup plus d’occasions aux binationaux jusqu’à ce qu’ils puissent s’imposer ». On ne peut pas dire que cette analyse est entachée de l’impertinent.

Notre pays, nos terres, n’ont jamais manqué de talent. Et il est surprenant d’aller chercher les Van Der Kerkhof, Delort, Weiser pour une Algérie passionnée de football et qui compte des millions de pratiquants. Parmi eux, il y avait les Madjer, Belloumi, Assad, Dahleb, Makhloufi ou encore Zitouni auparavant. A présent, il y a les Atal, Bensebaïni, Boudaoui, Mahrez, Bouanani, Hadjam, Aït-Nouri et d’autres qui incarnent la nouvelle génération.

Ce n’est pas pour distribuer l’Algérianité mais…

Avec l’Algérie, ces noms ont un rapport évident. Ils n’ont rien de détonant ou qui puisse laisser penser qu’il s’agit d’un joueur ayant bénéficié d’une naturalisation. Qu’on soit clair : là, on n’est pas en train de faire de l’exclusion ou de distribuer l’Algérianité à mauvais escient. Toujours est-il que le constat reste alarmant. Avant, il y avait les prénoms occidentaux comme Carl qui côtoyaient des noms Dz comme Medjani. Et ça passait bon an mal an. Aujourd’hui, le délitement atteint les deux compartiments. Certains vont dire que la phonétique n’a rien d’important et qu’il s’agit de ce que « X » ou « Y » peut apporter footballistiquement. Toujours est-il que l’identité est un aspect non-négligeable. Quand c’est Islam Slimani qui s’élève dans le ciel pour nous qualifier au second tour du Mondial ou que Baghdad Bounedjah et Cherif Oudjani offre la couronne africaine à l’Algérie, ça a forcément un charme spécial.

M.T.

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