C’est une page pénible de l’histoire du Nasria qui sera définitivement tournée ce week-end. Pour le compte de la 30e et dernière journée de la Ligue 2 (Groupe Centre-Ouest), le NA Hussein-Dey se déplace au stade Mouaz de Koléa pour y affronter l’ESMK, ce vendredi. Un ultime acte qui marquera la fin d’un long calvaire pour une formation « Sang et Or » qui aura, durant toute la saison, couru après un rêve d’accession qui s’est évaporé bien trop tôt.
Il y a des saisons qu’on préfère oublier rapidement, et celle de 2025-2026 occupera une place particulière dans les mémoires des supporters du NAHD. Entre les espoirs nourris en début d’exercice et la réalité brutale du terrain, le fossé n’a cessé de se creuser. L’objectif avoué de la montée en Ligue 1 s’est transformé, semaine après semaine, en une gestion de crise permanente.
Le match de ce vendredi à Koléa contre l’ESMK n’a, sur le plan comptable, plus aucun enjeu pour les Husseindéens. Il s’agit, avant tout, de clore ce chapitre tumultueux. Pour les dirigeants et les fans, ce déplacement est perçu comme une libération, une étape nécessaire avant de pouvoir enfin appuyer sur le bouton « reset » et entamer la reconstruction profonde dont le club a désespérément besoin.
Les U20, porte-étendards d’un blason terni
La particularité de cette fin de saison réside dans l’absence totale des cadres de l’équipe première, ayant boycotté les dernières échéances pour des raisons liées aux impayés. Comme lors des deux précédentes rencontres, c’est donc sur les épaules des U20 que reposera la lourde responsabilité de défendre les couleurs du Nasria.
Loin d’être une simple formalité, ce match est une opportunité en or pour ces jeunes talents. Propulsés malgré eux sur le devant de la scène, ces « jeunots » ont montré, lors de leurs dernières apparitions, une abnégation et une envie qui faisaient parfois défaut aux aînés. A Koléa, il ne sera pas question de classement, mais de fierté. Pour ces joueurs en devenir, chaque minute passée sur la pelouse du stade Mouaz est une vitrine. Ils ont la chance de prouver que, malgré la faillite collective des seniors, le réservoir du NAHD est loin d’être tari.
O.Y.
