Arrivé dans un contexte de doute après le départ de Ramdane, Cherif Hadjar a transformé le visage du RC Kouba en un temps record. Malgré le revers initial face à l’USMH, le technicien a instauré une dynamique de champion qui a replacé le club au sommet de la hiérarchie.
Le parcours de Cherif Hadjar sur le banc du Raed ressemble à une marche forcée vers les sommets qui n’a malheureusement pas trouvé son prolongement en play-offs. Tout commence par une mise en route complexe à El Harrach où la défaite concédée semblait annoncer des jours difficiles. Pourtant, la réaction fut immédiate et salutaire. Le technicien a su rapidement imprimer sa patte en allant chercher un succès précieux à Béchar contre l’USBD avant de valider ses débuts à Benhaddad face au CRB Adrar. Cette capacité à rebondir après un échec initial a été le fil conducteur de son mandat. Même après le revers stratégique à Témouchent, Hadjar n’a jamais laissé le doute s’installer dans le vestiaire koubéen. La suite de son exercice est une succession de performances de haut vol qui ont redonné une âme à cette équipe. On retiendra notamment sa maîtrise tactique lors du match nul obtenu sur le terrain du leader d’El Biar, où il a prouvé que son équipe pouvait regarder n’importe qui dans les yeux. Les victoires se sont ensuite enchaînées avec une régularité de métronome que ce soit lors du derby contre le NAHD ou lors de la réception du WAT où l’attaque a enfin explosé. Le nul concédé à Tiaret reste cependant la seule ombre majeure au tableau car il a freiné une dynamique qui semblait irrésistible. Malgré ce coup d’arrêt, Hadjar a terminé sa mission sur une note très haute en écartant l’ASMO de la course chez elle et en s’imposant avec autorité face au GCM pour la clôture. Son bilan global sous les couleurs du RCK plaide largement en sa faveur avec une identité de jeu retrouvée et une solidité défensive qui est devenue la marque de fabrique du club sous ses ordres. Il a prouvé en quelques mois qu’il possédait la stature pour diriger un projet d’envergure en redonnant une fierté légitime aux supporters de Benhaddad. Cherif Hadjar quitte cet exercice avec le sentiment du devoir accompli sur le plan technique malgré la frustration du classement final. Son passage aura marqué les esprits par une efficacité comptable redoutable et une gestion d’effectif qui a permis au Raed de croire au miracle jusqu’au bout. Est-ce qu’il sera maintenu ou pas ? On le saura prochainement.
M.A.
