Les joueurs du RCK ont repris hier en fin de journée le chemin des entrainements en présence d’une centaine de fans. Sans violence, les supporters ont tenu à dire leur ras-le-bol vis-à-vis de la dernière prestation de l’équipe et aussi de ce qui se passe au sein de leur club. Ils ont décidé de sortir de leur mutisme et tirer les choses au clair avant qu’il soit trop tard. La patience des supporters a connu ses limites alors que la saison n’est pas encore terminée, mais surtout que l’objectif n’est pas raté. Les supporters ont affiché ouvertement leur mécontentement quant au rendement de l’équipe. La prestation des coéquipiers de Bellalem face au WAM n’a pas été du goût des fans. D’ailleurs, ils l’ont fait savoir au staff technique, bien précisément, à l’entraineur en chef Boualem Charef. Ce dernier a été interpellé par les supporters, très en colère, qui lui ont fait savoir qu’ils ne sont pas du tout convaincus du niveau de certains joueurs. Seulement, Charef n’a pas été de leur avis et leur a fait savoir qu’il est content du rendement de son team et qu’il ne faut surtout pas mettre plus de pression sur le groupe. Après cette première « descente » plutôt pacifique, la direction koubéenne devrait revoir ses calculs et calculer plusieurs fois ses actes avant de passer à l’action au risque de revivre un autre scénario lors de la prochaine reprise en cas de faux pas. Il est vrai qu’aucun club ne peut vivre sans ses supporters, mais il est aussi vrai qu’un supporter lambda ne peut pas voir, ni comprendre le jeu comme le fait l’entraîneur. Boualem Charef, qui est une référence dans le métier, n’a pas de leçon à recevoir de la part d’un supporter, aussi amoureux du club soit-il. L’entraîneur koubéen est un technicien de renommée. Enseignant à l’Institut supérieur des sports, Charef a roulé sa bosse un peu partout dans le pays. Ex-sélectionneur national il est considéré comme un des meilleurs entraîneurs du pays. Ses états de services plaident largement en sa faveur. On voit mal comment un supporter lui donner des leçons de coaching, ni faire une quelconque appréciation sur son travail. Comme le dit si bien l’adage, «chacun son métier, et les vaches seront bien gardées». Gageons que les critiques des supporters émanent de la grande déception qui a suivi le mauvais rendement du Raed, mais aussi le mode de gestion prôné par Messani.
Y. M.
