20 octobre 2026

L’hécatombe des blessures au Nasria : Un déficit physique flagrant qui interroge 

Le début de saison du NA Hussein Dey vire au casse-tête médical et tactique. Alors que le championnat vient à peine de prendre son envol, le Nasria se retrouve confronté à une déferlante de blessures qui fragilise grandement l’armature de son équipe première. Cette cascade de pépins physiques touche désormais tous les compartiments du jeu et soulève de sérieuses interrogations au sein du club. Entre traumatismes liés à l’intensité des rencontres et lésions musculaires contractées à l’entraînement, l’infirmerie nahdiste affiche complet à un moment critique de la compétition.

La liste des indisponibles s’allonge de manière alarmante. Tout a commencé avec Sabouni, touché lors des incidents du match face à l’ES Mostaganem. A cela s’est ajoutée la blessure de Siam, victime d’une déchirure musculaire en plein entraînement, signe d’un organisme soumis à des charges mal dosées. Le coup de grâce est survenu lors du dernier match face à l’USM Blida, où le secteur défensif a été décimé avec les sorties sur blessure des deux arrières latéraux titulaires, Boulemkhali et Belabès. Perdre deux éléments-clés du même secteur relève d’une poisse indéniable, mais pointe surtout du doigt des carences plus profondes.

Pour bon nombre d’observateurs, cette épidémie de blessures n’est pas le simple fruit du hasard. Elle met en lumière les séquelles d’une intersaison mal négociée et d’une préparation physique manifestement insuffisante. Le travail foncier accompli durant l’été constitue le socle athlétique censé protéger les organismes contre les déchirures et la fatigue. Si la préparation avait été menée convenablement, les joueurs disposeraient du coffre nécessaire pour encaisser le rythme des matchs sans rompre sur le plan musculaire.

Combler le retard athlétique et promouvoir les U 20

Face à ce tableau inquiétant, l’entraîneur Noureddine Foughar se retrouve propulsé au centre d’une équation complexe. Le technicien s’est rendu compte que ses joueurs souffrent d’un déficit physique criant qu’il convient de corriger au plus vite. Foughar doit instaurer un travail de remise à niveau soutenu pour renforcer le coffre des joueurs valides et prévenir d’autres pépins à l’avenir, tout en évitant de surcharger des organismes déjà fragilisés. Parallèlement, une prise en charge médicale rigoureuse a été ordonnée pour assurer une guérison rapide aux convalescents.

Devant ce cumul de blessures et de suspensions qui amputent l’effectif au tout début de la saison, le staff technique n’a d’autre choix que de puiser dans la catégorie des U20. Promouvoir ces jeunes pépites devient une nécessité absolue pour composer un onze compétitif et meubler le banc. C’est peut-être dans la fraîcheur de sa jeunesse que le NAHD trouvera les ressources pour traverser cette tempête et poursuivre sa saison dans les meilleures conditions. 

O. Y.

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