À quelques jours du derby face à l’USMH, Cherif Hadjar a intensifié ses causeries au sein du groupe koubéen. Le nouveau coach du RCK a ciblé un aspect précis qu’il juge déterminant pour la suite, le mental, estimant que l’équipe est freinée bien plus par la tête que par le jeu.
Depuis sa prise de fonction, Cherif Hadjar n’a pas tardé à dresser son diagnostic. En observant les séances et en échangeant longuement avec ses joueurs, le technicien a rapidement identifié un blocage psychologique installé avant même ce début de phase retour. Les derniers résultats, marqués par une défaite à Mostaganem face au WAM puis un nul à domicile contre le MCS, ont laissé des traces dans les esprits. Pour Hadjar, ce poids invisible empêche le groupe d’exprimer pleinement ses qualités. C’est dans cette optique qu’il a multiplié les causeries, notamment avec les joueurs les plus expérimentés. Le discours s’est voulu franc et responsabilisant, loin des considérations purement tactiques. «Vous valez mieux que ce que vous montrez depuis quelques matches. Tant que vous entrez sur le terrain avec le doute, vous vous compliquez la tâche. Il faut arrêter de subir l’enjeu et commencer à l’assumer», a-t-il lancé à ses cadres, appelés à jouer un rôle moteur dans ce derby. Cherif Hadjar a insisté sur l’attitude à adopter, rappelant que le football se joue aussi dans la maîtrise des émotions. «Un derby ne se gagne pas uniquement avec les jambes, mais avec des joueurs lucides, solidaires et convaincus. Si vous êtes sereins, l’équipe le sera aussi. Libérez vos têtes et jouez avec courage», a-t-il martelé, cherchant à redonner confiance à un vestiaire sous pression.
Au fil des échanges, le coach a également mis en avant la nécessité de rester unis, même dans les moments difficiles du match. Face à un USMH solide et bien installé en haut du classement, le RCK devra afficher une vraie force collective. Pour Hadjar, cette rencontre représente bien plus qu’un simple derby, elle peut servir de point de bascule pour la suite du parcours. Dans un contexte tendu et sans public, le message du coach est clair dans son esprit, alléger les têtes pour libérer le jeu. À Miloud-Zerrouki, le RCK jouera autant contre l’USMH que contre ses propres doutes.
M. A.
