À seulement 48 heures du coup d’envoi de son premier match de championnat face au MCS, l’USMH se retrouve dans une situation pour le moins délicate. Le club banlieusard ne sait toujours pas dans quelle enceinte il pourra recevoir ses adversaires cette saison, en particulier lors de la rencontre attendue contre la formation de Saïda.
Par Mouloud Ait-Mesbah
Cette incertitude suscite l’inquiétude non seulement chez les joueurs et le staff technique, mais également chez les supporters, qui craignent de voir leur équipe privée de leur soutien dès l’entame de la compétition.
Le casse-tête des stades non homologués
Le stade du 1er-Novembre de Mohammadia, un temps pressenti pour abriter les matchs de l’USMH, n’a toujours pas reçu l’homologation nécessaire. Même constat pour le stade des Eucalyptus, qui ne répond pas encore aux normes exigées par les instances compétentes. Ces retards administratifs et techniques mettent la direction du club dans une situation embarrassante : sans homologation officielle, les Jaune et Noir n’ont d’autre choix que de jouer à huis clos. Cette option, bien qu’envisageable pour un ou deux matchs, représente un handicap majeur pour une équipe qui a toujours compté sur la ferveur de ses supporters comme 12e homme. À El Harrach, le public fait partie intégrante de l’identité du club, et disputer une rencontre sans cette ambiance caractéristique serait une véritable punition.
L’inquiétude d’Aït-Djoudi et de ses joueurs
L’entraîneur principal, Azzedine Aït-Djoudi, n’a pas caché son désarroi face à cette situation. Connu pour sa rigueur et son exigence, le technicien insiste sur la nécessité de clarifier au plus vite le lieu de réception afin de préserver la concentration de son groupe. Les joueurs, de leur côté, affichent la même inquiétude. Après plusieurs semaines de préparation intensive, ils souhaitaient entamer la compétition dans les meilleures conditions possibles. Mais l’idée de jouer sans leur public, et dans un stade qui ne leur appartient pas vraiment, pèse sur le moral du vestiaire.
Une pression supplémentaire sur la direction du club
Cette crise organisationnelle met également la direction de l’USMH sous pression. Trouver une solution rapide est impératif, d’autant plus que la programmation du championnat ne laisse pas de répit. Chaque jour qui passe sans décision claire accroît la frustration et nourrit les spéculations. Les supporters, eux, s’impatientent. Nombreux sont ceux qui expriment leur mécontentement sur les réseaux sociaux, estimant que leur équipe est victime d’un manque de sérieux dans la gestion des infrastructures. Certains craignent même que cette situation nuise aux performances de l’équipe dès le début du championnat, un moment crucial pour prendre confiance et engranger des points.
Un enjeu au-delà du sportif
Au-delà de la simple organisation d’un match, cette affaire révèle une problématique plus large : celle de l’état des infrastructures sportives locales. L’homologation des stades, censée garantir sécurité et confort, ne devrait pas être une question laissée en suspens à quelques jours seulement du lancement du championnat. Elle traduit les lenteurs administratives et les carences de coordination entre les différents acteurs : autorités locales, instances sportives et clubs.
Une issue attendue dans les prochaines heures
Pour l’heure, l’USMH se retrouve face à deux scénarios : soit jouer à huis clos dans un des stades en attente d’homologation, soit trouver une enceinte alternative homologuée, mais au prix de longs déplacements et d’un éloignement de son public. Dans les deux cas, il s’agit d’un compromis loin d’être idéal. À deux jours du premier coup de sifflet, Azzedine Aït-Djoudi et ses joueurs espèrent un dénouement rapide. Les supporters, eux, croisent les doigts pour que leur équipe ne soit pas contrainte de débuter sa saison privée de leur chaleur et de leur énergie.
M. A-M.
