9 juin 2026

L’offensive des amoureux du club pour bâtir un pool de sponsors 

Pendant que les coulisses administratives du Nasria retiennent leur souffle autour de la succession à la présidence, une véritable course contre la montre s’est engagée sur le terrain économique. Des cercles proches du club et des amoureux des Sang et Or se démènent dans l’ombre pour structurer un réseau de sponsors inédit, capable de redonner au NAHD sa grandeur d’antan.

Par Omar Yahiaoui

La nouvelle de l’apport de la firme étatique Sonelgaz a agi comme un premier soulagement pour la famille du Nasria, mais les ambitions des forces vives du club ne s’arrêtent pas là. Conscients que le retour au premier plan exige des moyens financiers colossaux, plusieurs acteurs et intermédiaires dévoués au NAHD ont pris l’initiative de démarcher de nouveaux partenaires. Des contacts très avancés ont été noués avec plusieurs entreprises publiques et privées d’envergure.

La force de cette démarche réside dans la fibre nostalgique et l’attachement identitaire : les dirigeants de plusieurs de ces compagnies de premier plan ne cachent pas leur statut de fervents supporters du NAHD. Touchés par la situation précaire de leur club de cœur, ces capitaines d’industrie ont promis d’apporter leur pierre à l’édifice.

Eau minérale, ciment et agroalimentaire : les secteurs prêts à investir

Les promesses de partenariat commencent d’ailleurs à se matérialiser. Selon des indiscrétions bien informées, des géants nationaux spécialisés dans la production d’eaux minérales, dans l’industrie du ciment ainsi que dans le secteur névralgique de l’agroalimentaire ont d’ores et déjà donné leur accord de principe. Ces opérateurs économiques se disent prêts à injecter des fonds et à accompagner le club sous forme de contrats de sponsoring majeurs.

Toutefois, la concrétisation de ces intentions reste suspendue à une condition majeure : l’éclaircissement de la situation administrative du club. Les investisseurs, qu’ils soient issus du secteur public ou privé, suivent de près les tractations entourant la future direction. Ils attendent la mise en place d’un interlocuteur officiel, crédible et stable, pour avancer concrètement, signer les protocoles d’accord et donner ce fameux coup de pouce financier tant attendu par les millions de supporters des Sang et Or.

Les bilans comptables exigés comme gage de crédibilité

Si l’horizon semble s’éclaircir, le chemin menant aux caisses des entreprises est soumis à une rigueur managériale stricte. Ces futurs sponsors, particulièrement les entreprises publiques, ont posé des conditions non négociables avant tout paraphe. Ils exigent la présentation transparente des bilans financiers et comptables des derniers exercices du club. Pour le NAHD, l’enjeu sera donc de présenter des documents certifiés, un exercice indispensable pour rassurer des partenaires qui engagent leur responsabilité financière et légale. L’autre nœud gordien de ce dossier réside dans le calendrier des décaissements. Traditionnellement, les entreprises publiques ne débloquent les budgets d’aide et de sponsoring qu’au mois de décembre, au moment de la clôture de l’année budgétaire. Or, le football obéit à un tout autre calendrier.Le NAHD se retrouve face à un paradoxe de trésorerie : bien que d’importantes sommes soient promises pour la fin de l’année, le club a un besoin vital et immédiat d’argent frais pour amorcer sa saison. Il faut d’urgence financer le marché des transferts, régler les premiers salaires, et surtout couvrir les frais de la préparation estivale et des stages de pré-saison.

O.Y.

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