Les regards seront rivés samedi vers le stade Nelson-Mandela qui abritera le derby algérois USMA-MCA en Supercoupe d’Algérie (17h). Sept mois après avoir brandi la Coupe d’Algérie, un nouveau trophée hante les esprits des Usmistes.
Après avoir franchi difficilement l’obstacle de l’USM El-Harrach et validé leur billet pour les quarts de finale de la Coupe d’Algérie, les Rouges n’ont pas eu le luxe de savourer longtemps cette qualification. Dans la foulée, ils ont tourné la page pour se projeter vers un autre rendez-vous capital de la saison. Ce samedi, ils enchaineront avec un autre derby en défiant MC Alger en Supercoupe d’Algérie, au stade Nelson-Mandela dans un nouveau derby algérois qui promet intensité, ferveur et spectacle. Au sein du vestiaire, le discours est clair : le succès arraché lundi dernier après 120 minutes de combat face à l’USMH appartient désormais au passé. Les joueurs sont pleinement concentrés sur cette grande empoignade, conscients de l’enjeu sportif et symbolique qu’elle représente. Certes, la Supercoupe est souvent perçue comme un match de gala, mais pour un club de l’envergure de l’USMA, elle reste avant tout un titre officiel à inscrire au palmarès. Un trophée de plus qui permettrait d’enrichir l’histoire du club et de confirmer son statut parmi les références du football national. Débuter la nouvelle année 2026 par un sacre aura sans doute un impact psychologique considérable. En effet, une victoire en Supercoupe offrirait un ascendant moral non négligeable pour la suite de la saison, notamment dans la course aux objectifs fixés par la direction. Et lorsque ce titre se joue face à l’éternel rival mouloudéen, la saveur n’en est que plus particulière. Dans un derby, la victoire dépasse le simple cadre sportif : elle nourrit la confiance, renforce la cohésion et marque durablement les esprits des supporters.
La récupération, ce grand souci de Benchikha !
Cependant, tout n’est pas rose pour le staff technique usmiste, qui doit composer avec une contrainte majeure : la récupération physique. Le calendrier infernal du mois de décembre a laissé des séquelles, et les 120 minutes disputées lundi dernier ont fortement sollicité les organismes. La fatigue accumulée est réelle, surtout à l’approche d’un match aussi exigeant sur le plan physique et mental. Le staff a donc mis en place un travail spécifique afin de permettre aux coéquipiers du capitaine Radouani d’aborder ce rendez-vous dans les meilleures conditions possibles. Il est vrai que les Mouloudéens sont également allés aux prolongations face à l’ES Ben Aknoun avant-hier, mais leur grand avantage, c’est évidemment le banc de touche bien étoffé par rapport à celui de l’USMA.
Dans un derby où l’intensité sera maximale et où chaque duel comptera, l’équipe la mieux préparée physiquement pourrait bien avoir le dernier mot. L’USMA le sait : pour soulever ce trophée et frapper fort dès le début de l’année, il faudra allier fraîcheur, rigueur tactique et détermination sans faille. Samedi, les gars de Soustara joueront bien plus qu’un match. Ils joueront un titre, un symbole et une page supplémentaire de leur riche histoire.
Moussa Maidi
