
Ibrahim Maza était le premier à lancer le match Argentine – Algérie en affichant l’ambition de battre l’Albiceleste de Lionel Messi. Le Fennec avait terminé sa phrase avec un « inch’Allah » qui n’a pas franchement plu aux Argentins. En réponse, ils ont basculé dans les réponses islamophobes et blasphématoires.
Ça n’avait rien d’une provocation mais les supporters du « Tango » l’ont perçue ainsi. Le seul « tort » de Maza était qu’il croit en les chances de l’Algérie de réaliser un bon résultat face aux champions du monde sortants. Cela reste normal car aucun footballeur n’entre sur une pelouse en s’avouant vaincu. Peu important le CV de l’équipe qu’il y a en face.
« Le match contre l’Argentine est très important. Si Allah le veut, nous battrons Messi. Nous devons faire une bonne Coupe du Monde, et le premier match contre l’Argentine est très important. Eux, ils provoquent beaucoup mais nous devons mettre de l’envie dans le match, jouer avec intelligence et voir ce qui se passe », avait lancé le pensionnaire du Bayer Leverkusen.
Mazadona, un surnom à assumer
Rien de déplacé. Mais cela suffisait pour que les détenteurs de la couronne mondiale montrent un orgueil démesuré et de l’arrogance jusqu’à basculer dans des répliques qui rappellent le temps des Croisades entre Chrétiens et Musulmans. Concrètement, les deux sélections croiseront juste le fer pendant 90 minutes à l’Arrowhead stadium de Kansas City (Etats-Unis) durant lesquels un camp sortira vainqueur ou le score de parité s’imposerait.
Toujours est-il que cette explication peut révéler le talent de Maza aux yeux du monde entier. L’affiche suscite l’attention et les projecteurs des médias qui la qualifient littéralement de choc compte tenu de l’engouement. A 20 ans, Maza est perçu comme la prochaine vedette de l’équipe nationale. Très jeune, il devra répondre aux attentes et montrer aux Argentins qu’il mérite le surnom de « Mazadona » en rapport avec Diego, dieu du foot au pays d’argent.
M.T.
