Quelques jours après avoir mis fin à leur collaboration avec Khaled Benyahia qui a décidé de jeter l’éponge pour des raisons extra-sportives, les dirigeants d’Al-Ittihad Tripoli veulent jouer la carte d’un autre entraîneur du Mouloudia d’Alger. Suivant avec un intérêt croissant la situation de Rhulani Mokwena, celui-ci serait sur le calepin de l’équipe libyenne.
Par Rafik Rabhi
Constatant que Mokwena n’a plus les faveurs du public mouloudéen qui réclame depuis quelques semaines son départ, la formation libyenne voudrait saisir cette belle opportunité pour tenter de faire venir l’entraineur sud-africain. D’ailleurs, Al-Ittihad serait prêt à offrir un salaire mirobolant à Mokwena pour l’inciter à tenter une nouvelle aventure dans le championnat libyen. Percevant au Mouloudia environ 27 000 euros mensuellement, Mokwena pourrait toucher presque le double s’il acceptait de succéder à Khaled Benyahia. Du côté mouloudéen, Hakim Hadj Redjem ne cache pas son désir de garder Mokwena du moins jusqu’à la fin de la saison. Mais connaissant la pression de la rue et la force des réseaux sociaux, le boss mouloudéen sera-t-il aussi fort pour maintenir un entraîneur contre vents et marées. Ayant déjà raté un objectif avec cette élimination de la Ligue des champions dès la phase de poules, il reste le championnat et la Coupe d’Algérie pour sauver la mise. Il suffit donc d’une sortie de l’épreuve populaire pour accélérer le départ de Mokwena qui aura bien du mal à refuser le contrat juteux qui lui serait proposé par les Libyens d’Al-Ittihad qui veulent se donner les moyens pour partir à la conquête du continent africain. Pour le moment, on reste au stade des spéculations, mais tout pourrait s’accélérer dans les heures ou les jours qui viennent car au Mouloudia d’Alger, les trophées ne suffisent plus à offrir une certaine immunité. Patrice Beaumelle et Khaled Benyahia en savent quelque chose.
R.R.
