L’annonce relayée par plusieurs médias tunisiens concernant un accord entre Nabil Maaloul et le CRB a provoqué de nombreuses réactions. Alors que les discussions entre les deux parties se sont intensifiées au cours des derniers jours, la piste menant au Tunisien semble plus avancée que jamais. Cependant, l’éventuelle arrivée de l’ancien entraîneur de l’EST ne fait pas l’unanimité.
Par Mohamed Lamine
Au sein du club, nombreux sont ceux qui considèrent que le choix de Djaber Naamoune est cohérent. Le directeur sportif belouizdadi souhaite miser sur un entraîneur expérimenté, habitué à gérer les grands rendez-vous et capable de travailler sous pression. Avec son vécu sur les bancs de plusieurs formations ainsi qu’à la tête de la sélection tunisienne, Maaloul présente le profil d’un technicien rompu aux exigences du haut niveau. Toutefois, malgré les arguments avancés en sa faveur, une partie des observateurs et des supporters du Chabab se montre plus réservée. Certains estiment que le club avait besoin d’un profil plus jeune ou d’un entraîneur ayant récemment obtenu des résultats probants. D’autres craignent que son arrivée ne représente davantage un pari qu’une véritable garantie de succès.
Son expérience plaide en sa faveur
Il faut dire que le CV de Maaloul reste l’un des plus riches parmi les entraîneurs disponibles sur le marché. L’homme possède une solide réputation dans le football maghrébin et arabe et a remporté plusieurs trophées au cours de sa carrière. Son passage à l’Espérance lui a permis de bâtir une image de technicien compétent et capable de mener ses équipes vers les sommets. Cette expérience constitue d’ailleurs l’un des principaux arguments des dirigeants du CRB. Après une saison marquée par de nombreuses turbulences, les responsables du club souhaitent instaurer davantage de stabilité. Dans cette optique, le profil de Maaloul apparaît comme celui d’un entraîneur capable de gérer un effectif ambitieux et d’apporter sa sérénité à un groupe appelé à jouer sur plusieurs fronts. Ses partisans rappellent également qu’un entraîneur de son envergure peut apporter beaucoup sur le plan tactique et dans la gestion du vestiaire d’un club comme le CRB.
L’absence de titres depuis 2014 alimente les réserves
Mais si son parcours force le respect, certains détails continuent d’alimenter les débats. En effet, beaucoup mettent en avant le fait que Nabil Maaloul n’a plus remporté le moindre titre depuis 2014. De plus, on colle au coach tunisien l’étiquette d’un entraineur qui ne termine pratiquement jamais une saison avec une équipe et ceux qui ne sont pas convaincus par ce choix, mettent en avant son passage à l’USMA où il a été viré avant même la fin de la phase aller. Une chose est certaine, avant même son officialisation, Nabil Maaloul fait déjà beaucoup parler. Et s’il venait à prendre les commandes du CR Belouizdad, il aura rapidement l’occasion de répondre aux interrogations et de prouver que le choix de Djaber Naamoune était le bon.
M. L.
