Annoncé comme recrue de la JSK, il y a quelques jours, Younes Ouassa ne portera finalement pas le maillot jaune et vert. Le défenseur central de l’Olympique Akbou, qui avait pourtant signé un contrat avec le club kabyle, a décidé de faire machine arrière, une volte-face inattendue qui a pris de court les dirigeants de la JSK.
Par Walid Kadri
Ces derniers, qui croyaient avoir bouclé l’arrivée du joueur, peinent aujourd’hui à comprendre ce revirement de situation soudain et inexpliqué. Tout semblait pourtant réglé. La JSK et le joueur avaient trouvé un terrain d’entente, un contrat avait été signé en bonne et due forme, et le club s’apprêtait à finaliser le dossier administratif pour officialiser la venue du joueur. Mais un détail, capital dans toute transaction de ce type, est venu tout remettre en cause : le protocole d’accord entre l’Olympique Akbou et la JSK, indispensable pour valider officiellement le transfert, n’a jamais été signé par Ouassa. En refusant de parapher ce document final, le joueur a rendu son engagement initial invalide. La JSK, malgré le contrat signé, n’a donc aucun recours légal pour faire valoir ses droits dans ce dossier.
Une décision personnelle difficile à expliquer
Du côté du club kabyle, c’est l’incompréhension totale. Aucun signal d’alerte ne laissait présager une telle issue, surtout que les premiers contacts avaient été positifs et que le joueur avait donné son accord sans réserve apparente. C’est au moment de finaliser la partie administrative que tout a basculé. Ouassa a alors exprimé son souhait de ne pas aller au bout du processus, invoquant un manque d’adhésion personnelle. Selon certaines sources proches du dossier, le joueur aurait mal vécu le fait que ce choix lui ait été imposé, ou en tout cas qu’il n’ait pas été suffisamment associé à la décision finale. Il aurait préféré avoir une liberté totale dans l’orientation de sa carrière, et non se voir imposer un transfert sans réelle conviction. Ce sentiment d’inconfort profond aurait été déterminant dans sa décision finale. Refusant de s’engager sans être pleinement motivé, et craignant de ne pas pouvoir donner le meilleur de lui-même dans ces conditions, il a choisi de mettre un terme au processus, quitte à froisser les dirigeants et à se mettre en porte-à-faux auprès des supporters. Pour lui, il était plus sage de reculer que de s’engager à moitié dans un projet auquel il ne croyait pas pleinement.
Un revers pour la JSK avant la reprise
Ce retrait de dernière minute tombe au plus mauvais moment pour la JSK, qui s’apprête à reprendre les entraînements le 24 juillet, avant de s’envoler pour la Turquie le 30 du mois, dans le cadre d’un stage de préparation de quinze jours. Le staff technique, qui comptait sur Ouassa pour renforcer l’axe central, se retrouve contraint de relancer ses recherches à quelques jours seulement du début du travail sur le terrain. Une perte de temps et d’énergie dont le club se serait bien passé en cette étape critique de la préparation estivale. Ce genre de situation, bien que rare, rappelle combien un transfert peut être fragile jusqu’à sa finalisation complète. La signature d’un contrat ne suffit pas à garantir l’arrivée d’un joueur, surtout lorsque les accords entre clubs ne sont pas encore entérinés de manière formelle et irréversible. La JSK, bien que déçue, devra rapidement tourner la page et se concentrer sur les profils encore disponibles sur le marché. De son côté, Ouassa va rester à l’Olympique Akbou, où il continue de s’entraîner dans l’attente d’une nouvelle opportunité, cette fois plus en phase avec ses aspirations profondes et son ressenti personnel.
W. K.
