Recrutés lors du mercato hivernal pour combler les lacunes offensives du RCK, Oukaci et Meftahi peinent à justifier leur arrivée. Avec un temps de jeu dérisoire depuis la phase retour, ces deux renforts interrogent sur leur utilité dans une équipe pourtant en quête d’efficacité et de solutions.
Le mercato hivernal était censé apporter des solutions concrètes aux insuffisances du RCK, notamment sur le plan offensif. À l’époque, l’équipe souffrait d’un manque flagrant d’efficacité devant, accentué par l’absence de Sabouni, toujours en convalescence après une intervention chirurgicale. La priorité était de renforcer le secteur offensif avec un meneur capable d’organiser le jeu et un avant-centre apte à concrétiser les occasions. Dans cette optique, la direction a procédé à l’engagement de quatre joueurs avec l’ambition d’apporter un réel plus au groupe. Sur le papier, ces renforts devaient rapidement s’imposer et offrir des solutions immédiates dans une phase de la saison où chaque point compte. Dans les faits, le bilan est contrasté. Deffar a su tirer son épingle du jeu en enchaînant un nombre appréciable de rencontres avant de reculer dans la hiérarchie après l’arrivée de Hadjar. Son apport reste néanmoins visible comparé à d’autres recrues. Le défenseur axial Amrane a lui aussi bénéficié d’un temps de jeu relativement correct, répondant partiellement aux attentes.
Pendant ce temps, le RCK cherche des solutions en attaque
En revanche, la situation d’Oukaci et de Meftahi laisse perplexe. Depuis l’entame de la phase retour, leur présence sur le terrain est presque insignifiante. Oukaci n’a disputé que treize minutes réparties sur deux apparitions, un chiffre qui illustre parfaitement son manque d’intégration dans le dispositif. Meftahi, de son côté, a été convoqué à six reprises pour un total de soixante-neuf minutes seulement, sans réelle influence sur le jeu de l’équipe. Ces statistiques soulèvent de nombreuses interrogations. Pourquoi recruter des joueurs qui ne s’inscrivent pas dans les plans du staff technique. Était-ce un manque de préparation, une erreur de casting ou une difficulté d’adaptation au rythme de la compétition. Pendant ce temps, le RCK continue de chercher des solutions offensives sans pouvoir réellement compter sur ces renforts censés combler ses lacunes. Dans une phase aussi cruciale, chaque choix pèse lourd et les erreurs de recrutement se paient souvent au prix fort. L’écart entre les attentes initiales et la réalité sur le terrain est frappant. Oukaci et Meftahi incarnent aujourd’hui les limites d’un mercato qui n’a pas répondu aux besoins urgents de l’équipe. À l’heure du bilan, ces deux recrues restent une énigme difficile à expliquer. Leur faible utilisation contraste avec les attentes placées en eux. Dans une fin de saison où chaque détail compte, le RCK ne peut se permettre de tels paris manqués, surtout dans un secteur offensif en manque de solutions.
M.A.
