3-4-3, le dispositif (presque) adéquat
Le temps est l’adversaire numéro un pour un nouveau sélectionneur. Surtout quand sa marge de manœuvre s’avère restreinte avec le manque d’opportunités (matchs amicaux) pour faire des essais mais aussi l’espacement des rassemblements. Malgré cela, Vladimir Petkovic, sélectionneur, a pu composer avec de nombreux aléas. Le Bosnien, qui a connu des éliminatoires de la CAN 2025 assez abouties, a même donné l’impression qu’il s’est arrêté sur un plan de jeu avec les Verts. Le 3-4-3 pourrait être le dispositif auquel il va souvent recourir. Bien qu’il présente, pour l’instant, quelques lacunes à rectifier.
Par Mohamed Touileb
Il l’a dit lui-même après le large succès, signé au stade Hocine Aït-Ahmed (Tizi Ouzou) dimanche dernier, contre le Liberia (5-1) comptant pour la 6e et dernière journée des qualifications à la CAN 2026. «Je pense que nous avons trouvé le bon équilibre dans l’équipe en conservant un noyau solide tout en ajoutant de nouvelles options», a indiqué le successeur de Djamel Belmadi.
Défense à trois, l’idée arrêtée
Il est évident que cette défense avec trois centraux le tente particulièrement. Il y a l’idée d’exploiter l’apport des latéraux dans les transitions offensives. Toutefois, on a pu voir qu’il y a ce bloc qui a une certaine perméabilité quand l’adversaire se projette rapidement. Cela met à mal l’EN qui doit encore trouver la bonne cohésion et optimiser les automatismes pour que ce plan de jeu soit le plus cohérent possible.
A vrai dire, Petkovic n’a pas franchement eu le temps de structurer les choses. En effet, il n’a dirigé que cinq rassemblements dont quatre pour préparer des matchs officiels. Et même quand les Verts ont pu s’offrir deux matchs de «formalité» pour novembre après avoir assuré la présence à la CAN 2025 au bout de 4 journées, l’entraîneur en chef n’a pas (et c’est compréhensible) voulu les consacrer pour expérimenter de nouvelles mises en place. Il était clairement dans une idée de répétition des gammes pour son équipe en vue des échéances à venir qui seront cruciales.
En effet, il n’y a pas de fenêtre d’expérimentation en vue car la prochaine date FIFA de mars sera dédiée à la suite des qualifications de la Coupe du monde 2026 avec un déplacement compliqué à Gaborone pour croiser le fer avec le Botswana puis la réception du Mozambique. Le tout, en plein mois de Ramadan. Et Petkovic devra considérer cette donnée à laquelle il n’a jamais été confronté par le passé.
Se préparer aux aléas
Après, scientifiquement, il sait que le jeun aura son impact sur les organismes. C’est pourquoi il faudra faire jouer les éléments les plus à-mêmes le jour « J ». Surtout sur le plan physique. Après, il y a un noyau dur qui se dégage depuis quelque temps comme le coach l’a relevé. Et il y aura des « retours » qui pourraient aider Petkovic à concrétiser ses maquettes foot à l’avenir. On pense notamment à Ismaël Bennacer, dont le come-back sur les terrains est prévu pour janvier, qui pourrait aider l’entrejeu algérien à se stabiliser.
D’ici-là, et comme l’a bien relevé le premier responsable de la barre technique d’El-Khadra, «le plus important désormais, c’est que les joueurs continuent à jouer dans leurs clubs et accumulent le maximum de minutes de jeu avant le mois de mars». Certes, ça peut paraître loin. Mais les réflexions de jeu ne vont pas s’arrêter et il y aura forcément des aléas auxquels il faudra être bien préparé afin d’éviter les mauvaises surprises.
M.T.
