25 mai 2026
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Petkovic, oser le nouveau c’est hausser le niveau

Pour son premier match du mois de novembre contre le Zimbabwe à Djeddah (Arabie saoudite), l’équipe nationale s’est logiquement imposée (3-1) contre un adversaire qui est loin d’être un foudre de guerre. Mais bon, le score n’était pas le principal enseignement à tirer de cette partie. C’est plus la nouvelle mise en place pour laquelle Vladimir Petkovic, sélectionneur des Verts, a opté qui a donné satisfaction.

Par Mohamed Touileb

Pour une fois, Petkovic a laissé tomber sa rigidité et son conservatisme pour essayer quelque chose d’inédit. Il est vrai que, par le passé, contre la Guinée équatoriale et le Togo, il avait déjà joué avec 3 défenseurs. Mais c’était plus un 3-4-3 qu’un 3-5-2 qu’il a expérimenté pour la première fois face aux Zimbabwéens.

Dépassement de fonction et dysfonctions

Grâce à ce dispositif, les Fennecs ont eu le ballon avec une possession de balle outrageuse et un adversaire contraint à jouer avec un bloc très bas se retrouvant poussé jusqu’à l’agonie. En effet, sur certaines séquences, l’EN attaquait avec jusqu’à 5 joueurs dans les 3 derniers mètres. La densité et la supériorité numérique sur les transitions offensives restent des atouts redoutables. Et c’est pour cela qu’El-Khadra s’était créée un bon nombre d’occasions.

Le score aurait pu être plus lourd à la pause même si les camarades de Mohamed Amine Amoura, auteur d’un but et une passe décisive encore une fois, menaient déjà par 3 buts à 0. « Nous avons essayé d’évoluer de différentes manières sur le terrain, tout en conservant le même principe de jeu. L’équipe a fait le match qu’il fallait, même si nous aurions pu marquer davantage de buts », indiquait Petkovic après la rencontre.

Il est vrai qu’il y avait beaucoup de mobilité jeudi. Par moments, c’était même peu anarchique à cause du rendement de certains comme Ramiz Zerrouki qui n’a pas apporté le plus escompté dans l’entre-jeu. Sa collaboration avec Ismaël Bennacer n’a montré aucune complémentarité. On avait clairement l’impression que Zerrouki jouait à contre-nature sans trop savoir quoi faire avec le ballon quand il ne trouvait pas d’ailier. C’est la partie la plus compliquée de cette stratégie car les pistons et les milieux de terrain doivent avoir une certaine cohésion.

A gauche, c’était plus animé

Si à droite c’était brouillon, sur le côté gauche, Bennacer a bien collaboré avec Aït-Nouri et Maza. Quand on sait qu’il y avait aussi Hadjam en défenseur central gauche, il était normal que les choses soient plus fluides. La mention va clairement à Maza qui a montré une capacité remarquable à faire des choses simples et efficaces avec le ballon. Sa faculté à trouver la profondeur en première intention et à bien se placer entre les lignes restent ses points forts. On comprend tout de suite le secret de sa progression et comment il a pu se faire de la place au Bayer Leverkusen ces derniers temps même s’il n’a été recruté que l’été dernier.

En général, il y avait des choses positives. Il y a aussi des réglages à apporter pour les matchs à venir. A commencer par celui qui opposera les camarades de Riyad Mahrez, ménagé pour la première sortie de novembre, aux Saoudiens dans deux jours. « L’essentiel est là : nous avons gagné le match, sans blessés, et c’est important. Nous allons maintenant profiter de quelques jours de repos avant d’affronter un adversaire au style de jeu différent. Cela nous permettra de continuer à préparer sereinement l’avenir », note Petkovic. Progression à suivre.

M. T.

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