
Objectivement, Vladimir Petkovic, engagé par la Fédération algérienne de football (FAF) en février 2024, a contractuellement accompli les missions que lui a fixées son employeur. Le sélectionneur des Verts a qualifié la sélection aux quarts de la CAN 2025 ainsi qu’en seizième de finale de la Coupe du Monde 2026. Ces performances ont permis à la FAF d’encaisser un total de 13.8 millions de dollars de la part de la CAF et la FIFA. Naturellement, le Suisse-Bosnien le sait. Et il ne va probablement pas s’en aller sans réclamer sa part d’un gâteau qu’il a préparé.
Par Mohamed Touileb
A priori, Walid Sadi a révélé aux membres du Bureau Fédéral, réuni samedi pour évoquer – en grande partie – le dossier Petkovic, que l’entraîneur l’avait informé qu’il partait du banc de l’EN suite à l’élimination de l’Algérie face à la Suisse en seizièmes de finale du Mondial 2026.
L’odeur de l’argent
Cependant, le driver, qui semblait vouloir partir d’un commun accord, aurait finalement demandé à Sadi de « tracter » avec ses avocats. Cela veut probablement dire que le chef de la barre technique d’« El-Khadra » ne cédera pas son poste sans un chèque de compensation dont le montant risque d’être très conséquent. Petkovic pourrait même demander à être payé jusqu’au dernier euros de son bail à savoir percevoir l’ensemble des mensualités jusqu’à juillet 2028. Petkovic a senti l’odeur de l’argent. Et c’est un peu normal car il a vu que Sadi a accédé à ses exigences salariales lors de sa première signature faisant de lui l’entraîneur le mieux payé en Afrique (135 000 euros/mois) mais aussi lorsqu’il a rempilé en lui offrant une revalorisation de 15 % selon les versions officielles alors qu’on apprend, selon nos sources, qu’il a été augmenté de 45 000 euros hors bonus.
Petkovic coûterait 7.5 millions d’euros, cher payé !
Dans un premier temps, il s’est murmuré que Petkovic s’en irait en touchant 3 salaires en compensation soit un peu plus d’un demi-million d’euros sans avoir à travailler. Mais il s’avère que Petkovic a eu un coup de fourchette et qu’il veut taper dans le gros gâteau parce qu’il sait que la FAF a eu 13.8 millions de dollars (12 millions d’euros) dans les caisses après les parcours à la CAN 2025 (1.3 million de dollars) et en Coupe du Monde 2026 (12.5 millions de dollars).
En gros, si la FAF solde le bail de Petkovic, l’ancien driver de la Lazio Rome aura coûté 7.5 millions d’euros (3.65 millions en mensualités après sa première signature et 3.84 de la prolongation). Soit 62% des « prize money » la FAF. Cela reste quand même cher payé car « Vlado » n’a pas pu marquer les esprits des Algériens. Le préjudice financier risque d’être conséquent pour la FAF. Le sort de Petkovic est désormais suspendu au diagnostic final qu’établira la Commission ad hoc sollicitée par l’instance fédérale afin d’analyser le rendement du technicien. La tergiversation de la FAF peut clairement laisser croire que le levier d’éjection risque de coûter un bras.
M.T.
