C’est probablement la saison de trop pour Hicham Boudaoui (26 ans) à l’OGC Nice. Le club de la Côte d’Azur connaît un exercice particulièrement compliqué avec des résultats décevants au point d’être exposé au danger de la relégation. L’Algérien en a même fait les frais puisqu’il s’est constamment retrouvé remplaçant ou écarté des plans. Récemment, il a pu retrouver du temps de jeu. Non sans susciter – une nouvelle fois – la polémique. Pour lui, c’est probablement le moment de penser à changer d’air.
Par Mohamed Touileb
Il se dit que l’amour ne dure que trois ans et Boudaoui en est déjà à sa 7e année avec les Niçois. Et elle a été particulièrement tendue sur le plan sportif mais celui humain aussi. S’il a enfin pu s’imposer en équipe nationale, le natif de Béchar a fait des apparitions en dents de scie avec le « Gym ».
Il n’a plus de quiétude
En effet, le Fennec n’a fait que 24 apparitions dans toutes les épreuves dont 16 seulement comme titulaire. Et ce n’est que le 14 mars dernier contre l’Angers SCO qu’il a pu jouer un match dans son intégralité. Une première depuis le 09 novembre 2025 quand il avait fait un match complet face au FC Metz.
Dernièrement, il a pu enchaîner 3 titularisations. Ce qui n’était plus arrivé depuis l’entame de la séquence 2025-2026. Cela pouvait rassurer. Mais c’est finalement trop beau pour être vrai. Comme on le sait tous, Boudaoui est le dernier algérien à avoir pu résister à la fachosphère niçoise. Ses compatriotes Atal, Brahimi et Bouanani sont tous partis pour une raison ou une autre.
Les relais médiatiques locaux ont la critique et la rumeur facile quand il s’agit d’un joueur algérien. On a pu voir cela avec Atal chassé du club après avoir montré son soutien à la Palestine. La tendance est la même pour Boudaoui qui se retrouve constamment dans l’œil du cyclone. Il est clairement indésirable chez les « Aiglons ». Sa tranquillité est perturbée à chaque fois qu’une occasion se présente. Au point de lui imputer les problèmes que traversent le club.
Victime de l’insulte facile
En effet, en décembre dernier, Daniel Riolo a sorti son nom dans une altercation avec ses supporters. « Sur la demande de la sécurité, montent deux membres de la Populaire sud dans le bus, pour parler calmement aux joueurs. Sauf qu’un joueur se lève, pour le citer, Hicham Boudaoui qui insulte lourdement le mec de la populaire sud ! Et en fait le gars lui explique que ce n’était pas du tout le but d’être virulent. Le but était de leur dire qu’ils manquaient à leurs devoirs et qu’on en avait ras le bol d’être les prostituées de l’Europe depuis deux ans … », balançait le journaliste français.
Cette partie « pour le citer, Hicham Boudaoui », servait à jeter en pâture le milieu de terrain algérien le désignant pour responsable de propos injurieux envers la personne qui était montée dans le bus (de quel droit sachant que le véhicule est un endroit intime pour les joueurs ?) pour s’expliquer avec les protégés de Franck Haise, entraîneur de l’époque, et leur demander des comptes sur leur rendement.
Quelques mois plus tard, Nice Matin accuse Boudaoui d’avoir insulté son coéquipier ElyeWahi durant le match. La réponse de l’international algérien a été courte et claire sur ses comptes de réseaux sociaux : « Les rumeurs relayées aujourd’hui sont fausses. Aucune altercation avec Elye. Merci de ne pas diffuser de fausses informations », a-t-il écrit.
Briller au Mondial pour faciliter le transfert
Cette ambiance délétère n’est pas ce qui aide un joueur à s’épanouir ou livrer son meilleur football. Avec un an de contrat encore, Boudaoui ne devrait pas aller au bout. Le mercato estival à venir devrait le voir partir de l’OGC Nice qu’il a rejoint en juillet 2019 dans la foulée de la CAN 2019 gagnée avec l’Algérie.
Le Paradou AC avait empoché 4 millions d’euros pour le céder. C’est – à ce jour – le transfert record pour un joueur local en partance depuis l’Algérie vers l’Europe. Sur le radar de clubs allemands, anglais et turcs, l’ex-Paciste va fort probablement lever le camp après la Coupe du Monde 2026. Faire un bon tournoi avec l’EN l’aiderait à trouver un point de chute à la hauteur de son indéniable talent.
M.T.
