Lors du match face au Paradou, Abdelhak Benchikha a dû composer avec plusieurs absences de taille. En effet, il a été privé de trois éléments-clés dans son dispositif habituel : Salim Boukhanchouche, écarté des terrains en raison d’une blessure au mollet, le gardien de but titulaire Oussama Benbot, retenu en sélection nationale, ainsi qu’Adem Alilet, contraint de déclarer forfait à cause de douleurs persistantes au genou. Conscient de la nécessité de maintenir une certaine stabilité, le coach usmiste a fait appel à deux de ses doublures les plus fiables : Kamel Soufi dans les bois et Hocine Dehiri, associé à Che Malone pour constituer la charnière centrale. Le moins que l’on puisse dire, est que les deux joueurs ont bien saisi leur chance pour gagner des points. Soufi, aligné dès le coup d’envoi, a parfaitement répondu aux attentes. Très vigilant dès les premières minutes, il a multiplié les arrêts décisifs, notamment en première période où le Paradou s’est montré menaçant. Ses interventions fermes et rassurantes ont non seulement évité à son équipe d’encaisser des buts à maintes reprises. Quant à Dehiri, il a fait preuve d’une grande rigueur et assuré un travail de couverture impeccable. Mieux, le jeune défenseur s’est également distingué par des interventions précises, souvent au bon timing, démontrant sa concentration et son sang-froid. Il faut dire aussi que cela reflète la richesse de l’effectif de l’USMA. Le fait de pouvoir remplacer des titulaires importants par des doublures capables de tenir leur rang, voire d’apporter un plus, est un luxe que peu d’équipes peuvent se permettre. Cette richesse de banc confère à Abdelhak Benchikha une marge de manœuvre appréciable, lui permettant de parer à une mauvaise surprise à n’importe quel moment, qu’ils soit liée à des blessures, à des suspensions ou à des convocations en sélection. Elle constitue également un gage de compétitivité sur la durée, notamment dans un calendrier chargé où les enchaînements de matchs mettent à rude épreuve les organismes.
En somme, la prestation de Kamel Soufi et Hocine Dehiri lors de ce rendez-vous prouve que l’USMA ne dépend pas uniquement de ses titulaires habituels. Elle illustre l’esprit de groupe et la capacité de chaque joueur à saisir sa chance lorsqu’elle se présente. Grâce à cette solidarité et cette homogénéité dans l’effectif, le club rouge et noir peut envisager la suite de la saison avec optimisme et confiance, convaincu que chaque élément de l’équipe est en mesure de contribuer à la réussite collective.
M. M.
