6 mai 2026

Purge non, mais beaucoup de départs, oui

Un vent de changement souffle déjà sur la JSK à l’approche du mercato estival. Selon une source bien informée, la direction du club kabyle a pris une décision forte : aucun joueur ne sera retenu contre son gré. Une manière claire d’assainir le vestiaire et de repartir sur des bases plus solides après une saison jugée décevante sur le plan des résultats.

Par Walid Kadri

Une politique claire : rester ou partir

D’après les informations recueillies auprès de sources proches de la direction du club kabyle, les joueurs en fin de contrat seront automatiquement libérés, sans tentative de prolongation systématique. C’est notamment le cas de Mammeri et de Ryad Boudebouz, qui ne devraient pas poursuivre l’aventure. Mais au-delà des fins de bail, même les éléments encore liés au club auront la possibilité de partir s’ils ne se projettent plus avec l’équipe. La direction de la JSK souhaite ainsi éviter toute frustration interne et privilégier un groupe pleinement investi. Dans cette optique, certains départs semblent déjà actés, à l’image de Babacar Sarr, qui devrait quitter le club dès cet été. D’autres joueurs, comme Nechat et Ahkrib, pourtant sous contrat, pourraient également faire leurs valises s’ils confirment leur volonté de changer d’air. En d’autres termes, Seuls les joueurs engagés à fond dans le projet du club pour la saison prochaine, seront gardés. Même si aujourd’hui, ce projet n’est pas encore défini clairement, ses contours sont assez visibles. Selon certains observateurs, la JSK de la saison prochaine aura comme principal objectif de gagner un titre. Pour cela, nous dit un proche :«Il y aura un nouveau règlement intérieur qui définira clairement les responsabilités de chacun». A partir de là, les dirigeants veulent mettre tout le monde devant ses responsabilités.

Les cadres préservés

Malgré cette ouverture, tous les joueurs ne sont pas logés à la même enseigne. Les cadres considérés comme essentiels au projet sportif devraient être maintenus. Des éléments comme Merbah, Mahious, Messaoudi ou encore Bada font partie de l’ossature que la direction souhaite conserver pour bâtir l’équipe de la saison prochaine. En revanche, pour le reste de l’effectif, le message est limpide, seuls ceux qui se sentent prêts à s’investir totalement auront leur place. La JSK veut désormais des joueurs prêts à “mouiller le maillot”, déterminés à défendre les couleurs du club sans retenue. À travers cette stratégie, les dirigeants espèrent insuffler une nouvelle dynamique et tourner la page d’un exercice frustrant. Le prochain mercato s’annonce donc décisif, avec un effectif qui pourrait être profondément remanié pour répondre aux attentes des supporters et retrouver les ambitions d’antan.

Un bon mercato n’est pas un gage de réussite

Cela étant, il y a une vérité établie depuis que ce sport existe. Cette vérité est celle du terrain. Oui, faire venir les meilleurs joueurs du pays, et même du continent, est en soi une bonne chose, mais ceci ne veut pas dire nécessairement réussite. Les exemples de par le monde sont légion. Nous ne nous étalerons pas sur le sujet, il n’y a qu’à voir le recrutement de certains de nos clubs de Ligue1. Est-ce que cela a marché pour toutes les équipes ? Non, bien sûr. La preuve ? Les équipes qui sont actuellement en course pour une place au podium, la JSS, l’O Akbou et le MCO, ne sont pas celles qui ont réalisé le «meilleur» recrutement (meilleur au vu des sommes colossales dépensées à cet effet comme l’entendent certains). La réussite d’une saison ne repose pas sur les millions de dinars dépensés en recrutement, ni sur les «grands» noms de joueurs que le club recrute. Absolument pas.

W.K.

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