2 juin 2026

Rabehi finalise avec Souyad, Chaal, Frioui et Bengrina

Charaf-Eddine intervient et bloque tout

Les évènements se sont accélérés hier matin au sein de la formation belouizdadie du moment que l’actionnaire majoritaire a dû s’immiscer dans le travail des dirigeants pour bloquer certains transferts qu’il n’acceptait pas.

Par Mohamed Lamine

Dans notre édition d’hier, on faisait savoir que les dirigeants continuaient à travailler de manière très sérieuse pour essayer de faire bouger les choses et de faire en sorte que l’équipe puisse se renforcer convenablement. D’ailleurs, on parlait des pistes de qualité mais avant-hier soir, les choses ont pris une tournure que personne n’attendait puisque les dirigeants ont accueilli et négocié avec pas moins de trois joueurs en vue de les engager pour la saison prochaine. Les joueurs concernés sont Farid Chaal, Samy Frioui et Badredine Souyad qui sont libres de tout engagement vis-à-vis de leurs clubs respectifs. D’ailleurs, les joueurs en question ont signé un contrat de deux ans au profit du CRB. Bien entendu, les dirigeants ont caché cette information pour des raisons qu’eux seuls connaissent du moment que personne ne sait pourquoi ça recrute dans le secret le plus total et qu’aucune annonce n’est faite sur la page officielle du club qui devrait être le support médiatique de référence pour le club. Hier matin, c’était autour de Bengrina de signer au CRB un contrat de deux ans mais en fin de matinée, c’est là qu’intervient le P-DG de Madar, l’actionnaire majoritaire, Amara Charaf-Eddine et annule les quatre signatures.

C’est l’expectative à Belouizdad

Il faut dire que le P-DG de Madar avait de bonnes raisons pour bloquer un tel transfert du moment qu’il n’était pas d’accord sur le recrutement de ces joueurs et surtout, il pense que l’équipe n’a pas spécialement besoin d’eux. D’ailleurs, selon une de nos sources, l’ancien président de la FAF était très remonté et en colère contre le président du conseil d’administration, Mehdi Rabehi du moment que ce dernier est en train de faire comme bon lui semble à l’heure actuelle et dévie de la stratégie de recrutement. Idem pour ses collaborateurs qui ne font que suivre et qui ne mettent pas un stop lorsqu’il faut le mettre. Sauf que pour dire les choses telles qu’elles sont, il de notoriété publique que Charaf-Eddine ne maîtrise pas la chose footballistique dans notre pays. Il a été président de la fédération et parfois, il laissait carrément entendre qu’il ne comprenait pas grand-chose du football. Par voie de conséquences, cette décision de tout stopper au motif que Chaal, Frioui, Souyad et Bengrina ne conviennent pas Chabab, lui a été soufflée par quelqu’un dans son entourage immédiat. Quelqu’un qui veut saborder le travail de Rabehi et de son équipe.

Il ne veut pas perdre la face avec les supporters

Toujours selon notre source, le P-DG de Madar a été très clair, pas question de jeter de l’argent par les fenêtres du moment qu’il y a clairement de quoi mieux faire et de recruter de meilleurs joueurs pour la suite du parcours. Dans ce sens, il avait fait une promesse aux supporters lors de son dernier passage sur les ondes de la radio nationale, celle de recruter des joueurs de très grande qualité pour la saison prochaine et il ne compte pas perdre la face avec les supporters.

Rabehi dans la tourmente

Avec cette évolution inattendue, on peut dire que la prise de position de Charaf-Eddine est clairement un désaveu direct envers le P-CA, Mehdi Rabehi. En effet, le patron de Madar vient d’annuler une décision prise par le président du conseil d’administration et cela fait que les choses risquent de très mal se passer. Rabehi vient de prendre un sérieux coup de massue sur la tête puisqu’il perd énormément du peu de crédibilité qui lui reste avec cette histoire. D’ailleurs, beaucoup pensent que cela va très probablement l’affaiblir et faire en sorte de le fragiliser pour la suite du parcours puisqu’il perd la face, face à des joueurs mais aussi les managers qui travaillent avec lui. Ce dernier va donc devoir composer avec beaucoup plus de pression pour la suite du parcours et il sait que désormais, il n’a plus aucun droit à l’erreur pour la suite du parcours.

Mohamed Lamine

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