Le RC Kouba vit une période compliquée sur le plan médical. L’entraîneur Ramdane doit composer avec plusieurs absences majeures qui perturbent son plan de jeu. Entre opérations, rechutes et indisponibilités prolongées, le coach avance avec frustration, mais garde l’espoir de récupérer rapidement ses cadres.
Rien n’est plus frustrant pour un entraîneur que de devoir repenser ses plans semaine après semaine à cause des blessures. C’est pourtant la réalité à laquelle fait face le coach koubéen, Abderrahmane Ramdane, contraint de jongler avec un effectif diminué. Le coach du Raed voit son équipe-type s’effriter à mesure que les matches s’enchaînent. Le cas le plus préoccupant reste celui de Sabouni. L’attaquant a été opéré avec succès, mais il devra observer au minimum deux mois d’arrêt avant de retrouver les terrains. Un vrai coup dur, car son profil percutant manquera cruellement dans le secteur offensif. Dans le même registre, Bougoursa, entré en cours de jeu lors du dernier match, n’a pas pu aller au bout. Victime d’une luxation de l’épaule, il a dû céder sa place prématurément, laissant son entraîneur désemparé. Au milieu, la situation n’est guère meilleure. Le capitaine Belalem boîte toujours et peine à reprendre l’entraînement collectif, tandis que Hadded, blessé avant le déplacement à Adrar contre le CRBA, poursuit son traitement à l’infirmerie. Deux éléments essentiels dans l’équilibre du jeu koubéen, absents au moment où l’équipe enchaîne les rendez-vous importants. Face à cette cascade de blessures, Ramdane ne cache pas son agacement. Il sait qu’il devra bricoler, réorganiser son milieu et faire appel à des jeunes ou à des joueurs en manque de rythme pour tenir jusqu’à la trêve. Le staff médical, de son côté, est mis sous pression pour accélérer les récupérations sans prendre de risques. À Kouba, on parle de séances doublées, de soins intensifs et d’un suivi quotidien pour tenter de remettre tout le monde sur pied au plus vite. Entre infirmerie pleine et calendrier chargé, Ramdane marche sur un fil. Il veut garder le cap malgré les absents et compte sur la solidarité du groupe pour combler les vides. Le staff médical, lui, n’a pas droit à l’erreur, le temps presse et novembre ne pardonne pas.
M. A.
