17 avril 2026

Ramovic se plaint à la FIFA 

La situation entre Saed Ramovic et les dirigeants du Chabab de Belouizdad prend une tournure… disons, très attendue. L’entraîneur, qui a récemment quitté le pays après une rupture marquée par de profondes divergences avec la direction du club, n’exclut plus de porter l’affaire devant les instances internationales. Il vient d’adresser un courriel à l’instance basée à Zurich dans lequel il lui demande l’arbitrage.

Par Mohamed Lamine

Selon des sources proches du dossier, le technicien aurait décidé de passer à la vitesse supérieure en saisissant officiellement son avocat afin de défendre ses intérêts et récupérer les sommes qu’il estime lui être dues. Depuis son retour chez lui, Ramovic suit l’évolution de la situation à distance, mais avec une attention particulière. Le coach considère que ses droits n’ont pas été respectés et souhaite désormais obtenir réparation par les voies légales. L’option d’un recours auprès de la FIFA était clairement évoquée dans son entourage, voilà que maintenant c’est chose faite. Ceci pourrait placer le clubbelouizdadi dans une posture délicate sur la scène internationale. Pour l’heure, contrairement à certaines informations ayant circulé ces derniers jours, aucune notification officielle n’a été reçue par le club. Mais les faits sont là, la FIFA a bel et bien été saisie par le désormais ex-coach du CRB. Les dirigeants assurent n’avoir été destinataires d’aucune correspondance émanant ni de l’entraîneur ni de son représentant légal. Une situation qui entretient le flou, mais qui n’enlève rien à la gravité potentielle du dossier si celui-ci venait à être formalisé dans les prochaines semaines. Cependant, une source sûre de la fédération nous a fait savoir que le dossier est aujourd’hui sur le bureau de la commission spécialisée des litiges de la FAF.

Le CRB face à une situation délicate

En interne, cette affaire suscite une réelle inquiétude. Les responsables du clubbelouizdadi sont conscients que ce type de litige peut rapidement prendre de l’ampleur, notamment lorsqu’il est porté devant la FIFA. Une condamnation pourrait entraîner des sanctions financières, voire sportives, en cas de non-respect des décisions. Les dirigeants se retrouvent ainsi dans une position inconfortable. Ils doivent à la fois gérer la communication autour de ce dossier sensible, tout en tentant d’anticiper les éventuelles démarches de leur ex-entraîneur. Des discussions en coulisses ne sont pas à exclure afin de trouver un terrain d’entente. Une solution à l’amiable reste, à ce stade, l’option privilégiée pour désamorcer la crise. Mais encore faudra-t-il que les deux parties soient disposées à faire des concessions.

Un nouveau casse-tête pour Bahloul

Ce dossier vient s’ajouter à une série de défis déjà conséquents pour le président BadredineBahloul. À la tête du club dans une période charnière, ce dernier doit composer avec plusieurs fronts, entre les exigences sportives et les contraintes administratives. L’affaire Ramovic constitue sans doute l’un des dossiers les plus sensibles du moment. Elle exige une gestion rigoureuse et rapide afin d’éviter des répercussions négatives à moyen et long terme. Le président est désormais attendu sur sa capacité à trouver une issue favorable, tout en préservant les intérêts du club. Dans un contexte déjà marqué par une pression importante, cette affaire pourrait peser lourd si elle n’est pas résolue dans les meilleurs délais. Tous les regards sont désormais tournés vers la direction, appelée à faire preuve de sang-froid et d’efficacité pour sortir de cette zone de turbulences.

M. L.

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