Depuis deux semaines, Rayan Cherki a acté son arrivée en équipe de France après avoir vu son avenir international faire l’objet de nombreuses et incessantes spéculations. Ce choix reste évidemment intime. Toutefois, certaines explications du concerné ne corroborent pas réellement avec la vérité autour de sa possible représentation de l’Algérie. Dans la foulée des inepties de son clan, le milieu offensif a tenté de faire croire que la Fédération algérienne de football (FAF) n’a jamais cherché à le convaincre de jouer pour les Fennecs. Mensonges.
Par Mohamed Touileb
Faire l’acte est une chose. Assumer c’en est une autre. Et Cherki ne semble pas trop mesurer l’ampleur de sa démarche vis-à-vis de l’Algérie. Surtout qu’il aggrave son cas en débitant des «affabulations» autour de son dossier.
Belmadi, Slimani, Aouar et Benrahma lui en avaient parlé
Dans un entretien accordé au quotidien L’Equipe, celui qui est courtisé par Manchester City, a déclaré que «pour être franc et sincère, je n’ai jamais eu de contacts officiels avec les deux sélections» en ajoutant : «Avant que je débute ma carrière, en 2019, mon père a pu croiser Djamel Belmadi via un ami en commun, lors d’un de ses passages à Lyon. Mais depuis, les seules personnes qui ont pu m’en parler, ce sont deux ou trois joueurs (Slimani, Aouar et Benrahma, Ndlr) que je connais personnellement, et il y a quelques semaines Paolo Rongoni, que j’ai côtoyé à Lyon. Mais je n’ai jamais parlé avec un sélectionneur ou un président d’une autre Fédération, aucun n’a même essayé de me joindre».
Cette sortie est un prolongement de la posture adoptée par son camp suite à l’emballement médiatique qu’a suscité sa convocation chez les Bleus pour le rassemblement de juin et les matchs du « Final 4 » de la Ligue des Nations UEFA. En effet, toujours dans les colonnes de L’Equipe, son entourage indiquait que «c’est mal connaître Rayan de penser qu’il ait pu exercer une pression sur qui que ce soit ou qu’il ait pu utiliser une autre sélection. C’est aussi irrespectueux à l’égard du sélectionneur dont le discours a été très clair. Rayan n’a jamais eu le moindre échange avec un sélectionneur ou le président d’une autre Fédération. Même s’il aurait pu y prétendre, il ne possède la nationalité d’aucun autre pays».
Seul son « in cha Allah » était Algérien
Tout cela n’est que mensonges. Et la contre-vérité ne peut pas devenir une vérité juste parce qu’elle est répétée. En effet, la FAF a fait le boulot durant ces dernières années. Que ce soit durant l’ère Belmadi ou celle de Petkovic. Certes, le «pressing» était moins intense ces derniers temps car l’instance n’a palpé aucune envie chez le Gone pour représenter «El-Khadra». Mais il y a un travail qui a été fait. Du côté de la FAF, le ressenti était que Cherki avait déjà fait son plan de carrière sans l’Algérie et avec la France, son pays de naissance et de formation. Ce qui peut être recevable et légitime. En revanche, mentir c’est manquer de classe et de sincérité… bien que le Rhodanien vante la franchise. Lui qui disait « in cha Allah » (un presque « jamais » en Algérie) aux supporters algériens quand il lui demandait s’il allait un jour jouer pour les Verts.
M.T.
