Maâloul, c’est quoi ce football !?
Neuf matchs déjà disputés en championnat et le rendement de l’USMA est encore loin d’être convaincant. L’entraineur Nabil Maâloul est trop contesté, lui qui n’a pas également réussi à trouver la bonne formule pour débloquer la situation en attaque.
Par Moussa Maïdi
Nommé nouvel entraineur l’été passé pour succéder à Juan Carlos Garrido, Nabil Maâloul a un bilan qui plaide, pour le moment, en sa faveur. Sur le podium au classement, il est qualifié pour la phase de poules de la Coupe de Confédération CAF. Mais il n’en demeure pas moins que le coach est trop contesté pour trois raisons. La première, c’est évidemment le jeu médiocre de l’équipe. Cette dernière n’a toujours pas livré une prestation convaincante au niveau des attentes des supporters et le moins que l’on puisse dire, nous n’avons pas encore vu un match gagné avec l’art et la manière. Nous avons toujours assisté à des victoires à l’arraché et un jeu brouillon de l’équipe, tout comme ce fut le cas, entre autres, face à la JS Saoura, où une balle arrêtée et un pénalty ont fait la différence. La deuxième, c’est l’inefficacité offensive. L’USMA est certes sur le podium, mais avec six buts seulement, l’une des mauvaises attaques du championnat. L’ancien sélectionneur de la Tunisie n’a toujours pas réussi à trouver la bonne formule pour débloquer la situation en attaque, malgré les grandes potentialités offensives de l’actuel effectif. Enfin, la troisième, c’est l’absence de la touche de l’entraineur. Dans tous les matchs disputés depuis l’entame de la saison, nous n’avons pas vu un coaching gagnant de Maâloul qui fait basculer les débats d’un match. C’était, d’ailleurs, le cas jeudi passé face au CSC, où il avait perdu la bataille tactique face à son homologue Kheireddine Madoui. Après le déroulement de onze matchs entre le championnat et la double-confrontation face au Stade Tunisien, Nabil Maâloul essuie les critiques et sera appelé à trouver les solutions en prévision des prochains importants rendez-vous qui sont au menu de son équipe.
Il a échoué dans les grands rendez-vous
Ce qu’on reproche également au coach, c’est d’avoir échoué dans les grands rendez-vous. Face au CRB, l’USMA pouvait espérer mieux que le nul, ou encore face à la JSK à Tizi-Ouzou. Jeudi dernier face au CSC, Maâloul était au rendez-vous avec un autre test révélateur face à un prétendant sérieux au titre, mais il a failli tactiquement à cause de ses changements en deuxième mi-temps, bien qu’il disposât d’un banc de touche bien étoffé par rapport aux précédents matchs. Avec le gros salaire qu’il perçoit (50.000 euros/mois), l’ex-entraineur du Koweït SC n’a, pour le moment, pas fait mieux que son prédécesseur Garrido. Il aura du pain sur la planche et si l’équipe continue à enchainer les mauvaises performances, le voir remercier au terme de la première moitié de la saison serait envisageable.
M. M.
