31 mai 2026

Sa discussion franche avec Petkovic l’a poussé à reconsidérer son plan de carrière

Mandréa prend les choses en main

Les choses peuvent aller très vite dans le football. Et Anthony Mandréa l’a vérifié à ses dépens. Rapidement propulsé gardien numéro 1 des Verts après le départ de Raïs M’Bolhi, le portier a vraisemblablement rétrogradé dans la hiérarchie du SM Caen (Ligue 2 française) mais aussi celle de la sélection. D’ailleurs, Vladimir Petkovic, sélectionneur national, n’a pas hésité, en novembre dernier, à lui signifier que sa place chez les Verts dépendra de ses performances. Et comme il a été relégué sur le banc avec les Caennais depuis 5 matchs, Mandréa pense littéralement à changer de club pour changer sa situation.

Par Mohamed Touileb

A 27 ans, Mandréa s’apprête à connaître un cinquième club chez les « pro » puisqu’il a tout simplement décidé de bouger du SM Caen dès le mercato d’hiver. Tout indique que sa décision de changer d’air est déjà prise. «J’ai eu une discussion avec le coach (Nicolas Seube, ndlr) et aujourd’hui le mieux pour moi, c’est de trouver un autre projet qui me correspondra et me permettra d’avancer dans ma carrière (…). C’est inconcevable, je ne peux pas, j’ai travaillé très dur pour arriver où j’en suis et je ne peux pas baisser les bras aujourd’hui. C’est mon “kiff” aussi de jouer les matches le week-end, d’avoir cette adrénaline et cette pression. Ç’a été mon quotidien pendant deux ans et demi, il faut que je le retrouve pour continuer de m’épanouir dans ma carrière et continuer de progresser», a indiqué le keeper des Verts.

Petkovic a été clair avec lui

L’objectif de Mandréa est claire : il veut jouer constamment et il ne peut pas prendre le risque de voir sa situation de remplaçant s’éterniser car il sait que cela impactera directement son statut en équipe nationale à l’approche de rendez-vous importants auxquels il compte absolument prendre part. «Dans un an, il y a la CAN et il y a la Coupe du monde qui arrive derrière en 2026, ces matches de sélection, je peux leur dire adieu si je continue de rester sur le banc, et ce n’est pas possible pour moi», estime celui qui compte 18 capes avec l’Algérie depuis qu’il a été appelé pour la première fois par Djamel Belmadi en juin 2022 et sa titularisation contre l’Iran (succès 2-1) à Doha (Qatar) en amical. Par ailleurs, Mandréa est quelqu’un qui semble assez ouvert au dialogue. Comme en club, il a aussi parlé avec Petkovic concernant son rôle au sein d’El-Khadra. «J’ai eu une discussion avec le sélectionneur où il m’a dit que le mieux pour moi c’était que je joue. Forcément, même sans qu’il me le dise, je le savais très bien. Derrière, il y a de très bons gardiens qui poussent et qui sont prêts à jouer en sélection. Ils sont titulaires dans leur club et peuvent prétendre s’imposer en tant que numéro un», ajoute l’ancien pensionnaire de l’OGC Nice, du SCO d’Angers et du SO Cholet.

Il ne se démonte pas

La concurrence et la loi du sport, Mandréa fait avec. Dans ce sens, il assure avoir «une très bonne relation au sein de la sélection» avec Alexandre Oukidja et Alexis Guendouz qui ont, tous deux, joué en novembre dernier, contrairement à lui. Mais Mandréa ne s’en cache pas. Il est là pour s’imposer en sélection. «Cela n’empêche qu’on veut jouer, tous les trois, être titulaire tous les trois et si je veux continuer à l’être, il faut que je joue. Je le sais très bien et le sélectionneur me l’a dit et cela me pousse davantage à faire ce choix de partir. J’avais trouvé des bases sur lesquelles m’appuyer. Dans une carrière, il y a des hauts et des bas, actuellement je dois trouver une solution pour retrouver cette ligne directrice, cette confiance au quotidien et cela passe par les matches», reconnaît-il. Le temps est désormais compté pour Anthony qui essayera de rattraper le wagon avant mars, prochaine date FIFA qui connaîtra la poursuite des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Est-ce que Mandréa aura trouvé le rebond idéal pour se relancer et montrer à Petkovic qu’il a absolument envie de faire partie de ses plans ? Cela reste à voir. Mais une chose est sûre, le dernier rempart des Fennecs doit faire un choix judicieux et signer dans un club qui puisse lui permettre de rester «visible». L’idée de rejoindre le Golfe peut germer dans sa tête. Et on n’est pas certain que ce soit la bonne option. Situation à suivre.

M.T.

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