Cela fait plusieurs semaines que la JSK étudie les CV de plusieurs entraîneurs sans arriver à une conclusion. Alors que certains annoncent un accord avec Corentin Martins, d’autres évoquent un intérêt pour Abdelhak Benchikha lequel n’est pas contre l’idée de revenir travailler en Algérie après la belle performance avec l’USMA. De passage sur le plateau d’El Heddaf TV, l’ancien sélectionneur d’Algérie estime qu’une équipe comme la JSK aura besoin d’un technicien local qui connait la mentalité du joueur algérien. Selon lui, un technicien étranger, quel que soit son identité, trouvera des difficultés pour travailler en Algérie : «C’est simple, il faut comprendre la mentalité du joueur algérien. Un coach étranger trouvera des difficultés pour rentrer dans les têtes des joueurs, ce qui rendra sa mission compliquée. Les joueurs locaux n’ont pas été vraiment formés, du coup, le travail avec un coach étranger demeure compliqué. Aujourd’hui, les clubs africains, égyptiens et marocains progressent et le joueur local travaille énormément depuis son jeune âge. Chez nous, des jeunes talentueux jouent le football dans la rue sans aucune prise en charge». L’ancien sélectionneur ne croit pas si bien dire. La pâte est chez nous disponible à profusion, il reste à structurer les clubs, toutes divisions confondues, afin que la prise en charge des jeunes soit comme, ou bien au moins qui approche ce qui se fait dans les grandes nations du football mondial.
« Avec le nouveau stade, la JSK prendra une autre dimension »
Poursuivant son intervention, l’ancien entraîneur de la JSK s’est dit ravi que le club kabyle ait bénéficié d’un stade extraordinaire qui devrait être inauguré très prochainement. Selon lui, avec les nouvelles infrastructures, la JSK prendra une autre dimension et commencera à voir plus grand. «Je me souviens qu’en 2019, le président de la République avait dit : «Algérie nouvelle, stade nouveau et club nouveau». Aujourd’hui, ce qui était au 1er-Novembre fait partie du passé, on souhaite voir une JSK nouvelle, une génération 2024, des petits jeunes qui arrivent, et qui n’auront pas besoin qu’on leur raconte à chaque fois l’histoire de la JSK. Il faut apprendre à vivre dans l’avenir». Avant d’évoquer le nouveau stade, qui, selon lui, est un véritable bijou. «Le nouveau stade est tout simplement phénoménal. Réceptionner un stade de ce niveau-là va changer toute la donne. On va désormais pouvoir parler d’un vrai projet du club. Il faut voir comment les grands clubs fonctionnent pour suivre leurs traces. On a besoin d’avoir des objectifs bien ficelés et compter sur la formation pour avancer.»
S. D.
