La situation demeure très inquiétante à l’USMH, où la gestion administrative est complètement paralysée depuis l’annonce officielle de la vacance du poste de président. L’absence d’un représentant légal, habilité à signer les documents officiels ou à accéder au compte bancaire du club, a entraîné un véritable blocage.
Par Mouloud Ait-Mesbah
Plusieurs dossiers prioritaires restent en suspens, mais le club est plongé dans un vide administratif total, incapable d’engager la moindre action d’ordre structurel ou financier. La cellule de crise, composée de Salim Rebah et Mustapha Mokor, s’efforce de maintenir le minimum de fonctionnement possible, mais ses possibilités d’intervention sont extrêmement réduites. Les deux responsables attendent toujours la décision de la Direction de la jeunesse et des sports (DJS) concernant la mise en place d’un directoire provisoire, seul dispositif pouvant permettre de rétablir un minimum de stabilité institutionnelle au sein du club.
Un directoire indispensable pour débloquer la situation
De nombreux points administratifs essentiels nécessitent l’intervention d’un président ou d’un représentant légal. Sans signature valide, le club ne peut régler aucune facture, valider aucun document, ni même accéder au compte bancaire pour assurer la gestion quotidienne. Cette situation fragilise davantage un club déjà secoué par des difficultés récurrentes au cours des dernières saisons. Tant que la DJS ne donnera pas son aval pour la mise en place du directoire, les membres de la cellule de crise resteront dans l’incapacité totale d’agir, malgré l’urgence et l’avancée de la saison. Les responsables ne peuvent donc que patienter, alors même que les enjeux sportifs deviennent de plus en plus pressants.
Un mercato d’hiver qui s’annonce compromis
À l’approche du mercato hivernal, l’USMH se trouve dans une position particulièrement délicate. Sans régularisation administrative rapide, le club ne pourra ni recruter, ni libérer des joueurs. Un blocage qui pourrait coûter cher aux ambitions de l’équipe, déterminée à jouer l’accession en Ligue 1 professionnelle. L’entraîneur Abderrahmane Osmane a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme. Selon lui, l’effectif nécessite impérativement plusieurs renforts pour combler certaines lacunes observées depuis le début de saison. Le staff technique a identifié des postes prioritaires pour maintenir le rythme et viser la montée, mais toute planification reste suspendue à la nomination du directoire. Aucun nom ne peut être officiellement ciblé, aucune négociation ne peut être lancée et aucune libération ne peut être enregistrée. La liste des arrivées et des départs demeure donc en suspens, avec le risque de perdre un temps précieux dans un marché des transferts souvent très court et très compétitif.
Un avenir sportif conditionné par l’administration
La situation administrative actuelle ne menace pas seulement le mercato. Elle complique également la gestion interne du club, les relations avec les partenaires et la planification financière pour la seconde partie de saison. Si la DJS tarde à trancher, l’USMH pourrait se retrouver pénalisée sur le plan sportif. Le manque de réactivité dans les coulisses pourrait se traduire par une baisse de performance sur le terrain, au moment où chaque point compte pour atteindre l’objectif de montée.
Des joueurs mobilisés malgré tout
Malgré ce climat d’incertitude, les joueurs et le staff technique poursuivent les entraînements avec sérieux et détermination. Les séances se déroulent dans la sérénité, preuve de la volonté du groupe de rester concentré sur l’essentiel qui est le terrain. L’entraîneur Osmane tente de maintenir la cohésion et la motivation de son groupe en attendant que le volet administratif se débloque. Les joueurs, conscients de la gravité de la situation, espèrent une issue rapide qui permettra au club de retrouver un fonctionnement normal. Plus les jours passent, plus l’urgence devient pressante. C’est désormais à la DJS de décider du futur immédiat d’un club qui refuse de baisser les bras mais qui manque cruellement de moyens pour agir.
M. A-M.
