Elle a été l’une des artisanes de la réussite de son équipe cette année en décrochant le titre de championne d’Algérie 2026. La capitaine du HDM, Sofia Saïdani, revient sur ce sacre tant mérité en affirmant que c’était loin d’être facile face à des équipes très compétitives et très difficiles à manier. Elle n’omet pas toutefois d’avoir une pieuse pensée à une personne très chère pour elle : «Je dédie ce titre à mon défunt père », nous a-t-elle déclaré.
Entretien réalisé par Saïd Lacète
Vous remportez le premier championnat national de votre histoire avec le HDM et cela doit certainement vous procurer quelque chose de spécial…
«Absolument. C’est le premier championnat d’Algérie de l’histoire du club et cela nous procure une émotion exceptionnelle. Il faut dire que c’est le fruit d’un travail acquis avec panache. Nous nous sommes sacrifiées pour en arriver là car nous avions subi énormément d’obstacles comme ces blessures qui nous ont accompagné durant cet exercice et c’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, je peux dire que c’est un titre amplement mérité.
Quand on fait un bilan, on constate que vous avez réalisé une deuxième partie du championnat extraordinaire. A quel moment aviez-vous senti que vous pouviez être championnes d’Algérie ?
C’était au lendemain de notre élimination en quarts de finale de la coupe d’Algérie. Nous étions les détentrices du trophée et une fois éliminées, on s’était dit qu’il faut tout donner pour remporter le titre du championnat et qu’il ne fallait le rater sous aucun prétexte. Notre élimination de la coupe nous a boosté davantage quoique nous n’avions pas eu beaucoup de chances auparavant en championnat. Pour nous, terminer avec une saison blanche est la piètre récompense aux efforts fournis durant l’exercice 2025-206. L’esprit d’équipe a joué son rôle convenablement car nous avons doublé d’efforts pour aboutir à cette merveilleuse consécration.
Hussein-Dey est connue dans le monde du sport par le NAHD, voilà que le HDM vient étoffer le palmarès de cette commune tout en gardant les couleurs Sang et Or du prestigieux NAHD. Vous jouez avec les mêmes couleurs du NAHD, est-ce un signe de respect ?
Hussein-Dey est une petite commune qui respire le sport et les couleurs Sang et Or représentent tout Hussein-Dey. On ne voulait pas sortir du terme ou plutôt de l’ADN nahdiste. Hussein-Dey reste un vivier de toutes les disciplines. L’histoire retiendra que le NAHD a été pendant des décennies le réservoir des équipes nationales toutes disciplines confondues. On a gardé ces couleurs par respect au club du NAHD et cela a donné une émotion exceptionnelle.
On a vu cette saison un joli monde scénique au sein du championnat où des équipes nous ont impressionné. Quelles sont celles qui vous ont paru difficiles en matière d’adversité?
A vrai dire, les six clubs qui sont allés aux play-offs méritent le respect. Ce sont des équipes qui ont pu donner au basket-ball féminin cet engouement qui a animé les compétitions de fort belle manière. Le Cosider est une grande équipe, et qui a été finaliste de la coupe arabe des clubs champions. Le MTS a montré de très belles choses cette saison avec ses deux étrangères et un groupe soudé. L’USMA a remporté la coupe d’Algérie avec l’arrivée de Mme Belaïdi qui fait un travail titanesque avec cette équipe de l’USMA. Je pense que tous les clubs qui ont été au play-off, n’ont pas démérité leurs places et pouvaient aussi connaître une meilleure fin de saison. Nous, ça nous a boostées devant ce joli monde car nous avons doublé nos efforts pour avoir, au final, ce titre de championnes d’Algérie.
Un mot sur Mokrane Benabbes, votre entraîneur qui fait un boulot sensationnel…
Pour moi, c’est mon deuxième père. C’est un coach qui comprend ses athlètes et qui transmet l’information avec beaucoup d’attention et de détermination. Son histoire pour le sport féminin et surtout pour le basket-ball à Hussein- dey parle pour lui. Il a fait un parcours extraordinaire et fait partie des fondateurs de notre club. Il est le pilier du club. Pour moi, il n’y a pas de coach comme lui.
Un titre de champion d’Algérie, ça se dédie. A qui l’offrez vous ?
A mon défunt père, Rebbi yerahmou. Tout ce que j’entreprends comme sacrifice en tant qu’athlète, je le lui dédie.
S. L.
