Il a du talent. À ne pas en douter. Mais, à 24 ans, Yacine Titraoui a eu du mal à convaincre Vladimir Petkovic, sélectionneur de l’Algérie, de ses qualités. S’il l’a pris, sous une constante pression et pour avoir plus l’esprit que la conscience tranquille, parmi les 26 Fennecs à la Coupe du monde 2026, le coach des Verts n’a jamais fait jouer le pensionnaire du Paradou AC dans le tournoi. A présent, le natif de M’Sila cherche à passer un cap en quittant le championnat de Belgique et le RSC Charleroi. Sauf que la piste la plus concrète n’est pas franchement emballante sur le plan sportif.
Par Mohamed Touileb
Titraoui ne doit pas se tromper de choix car cela peut avoir un impact direct sur la suite de sa carrière. Après deux années passées dans la Jupiler Pro League belge, il a pu faire ses preuves avec les Zèbres jusqu’à finir par passer la porte de l’équipe nationale. Il faut dire que Petkovic a mis beaucoup de temps avant de finir par le convoquer.
Pas d’opportunité concrètes avec les Verts
D’ailleurs, on apprend que le choix d’appeler le milieu de terrain était aussi sous pression de la Fédération algérienne de football (FAF). Surtout que l’étiquette de boycotter les joueurs produits par l’Académie du PAC commençait à prendre sérieusement de l’ampleur à un moment donné. Le Suisso-Bosnien a fini par le mettre sur la liste finale pour le rassemblement de novembre dernier pour les matchs amicaux contre le Zimbabwe et l’Arabie saoudite. A l’occasion de ce stage, il fera ses débuts avec les A contre les Zimbabwéens, disputant 22 minutes. Pour la seconde sortie, il restera sur le banc. Pas franchement convaincu de son apport, Petkovic ne l’appellera pas pour la CAN 2025 au Maroc. Même après le forfait de HoussemAouar, le coach a sollicité HimadAbdelli en renfort. C’était déjà un choix révélateur.
Malgré cela, Titraoui fera son retour pour le stage de mars et les deux sorties contre la Guatemala et l’Uruguay. Il aura l’opportunité de débuter, pour la première fois, face aux Guatémaltèques dans une rencontre où il a pu se montrer à son avantage. Sauf que le calibre de l’adversaire était trop «léger». Pas de quoi avoir une évaluation concrète de plus que l’ex-Paciste pouvait apporter pour la sélection.
Olympiakos : Le «Pirée » des scénarios
Certes, il a fini par se faire une place dans l’avion menant vers les Etats-Unis pour disputer le Mondial 2026. Sauf qu’il n’a pas pu faire la moindre minute lors de l’épreuve malgré le fait que les autres milieux de terrains ont eu des rendements contestables. On pense à Zerrouki, Bentaleb, Boudaoui et Aouar. Parmi les solutions dans l’entrejeu, Petkovic n’a jamais pensé à Titraoui. Une petite désillusion quand même car participer à cette compétition aurait permis d’augmenter sa valeur marchande et faire venir des prétendants plus «sérieux» pour lui.
Actuellement, les informations mercato parlent d’une forte probabilité pour Titraoui de rejoindre l’Olympiakos. Le club a proposé 10 millions (8 millions d’euros + 2 autres en bonus) d’euros aux Carolorégiens pour signer le Fennec. Pour le sportif, il n’y a que la possibilité de disputer la Ligue des Champions UEFA qui reste emballante sachant que le championnat grec n’est pas forcément meilleur que celui de la Belgique. Cela veut dire que le joueur ne passera pas forcément un cap.
Le joueur rêve de l’Angleterre
Dans un cas échéant, on apprend que Swansea City, qui joue en Championship (D2 anglaise), a sondé sa piste après que le RSC Charleroi a repoussé une offre, jugée insuffisante financièrement, de Hull City. Pourtant, Titraoui était franchement tenté par cette piste qui lui aurait permis de rejoindre la Premier League qui le fascine tant.
Désormais, il reste à Titraoui de trancher sur son avenir. Signer au team du Pirée ne se présente pas comme la décision la plus astucieuse pour lancer véritablement sa carrière et reste visible pour la sélection algérienne. Même si on peut se douter que son actuel employeur le poussera à signer là-bas pour faire un maximum de profit au détriment de sa carrière.
M.T.
