7 juin 2026

Un calme plat qui inquiète Kouba

Le RC Kouba fait du surplace. Après un début de mercato prometteur marqué par la prolongation du coach Cherif Hadjar et de huit cadres de l’équipe, la direction s’est murée dans le silence. Cette absence de vagues plonge les supporters dans le doute alors que la reconstruction de l’effectif pour la saison à venir exige une réactivité immédiate face à la réglementation spécifique de la division.

Par Mehdi Allel

Le grand flou estival s’installe à Benhaddad et l’ambiance commence à se tendre autour du Raed. L’entame des grandes manœuvres laissait pourtant présager une gestion rapide et maîtrisée des dossiers chauds. En sécurisant la pièce maîtresse du projet technique avec le maintien de Cherif Hadjar sur le banc, les dirigeants avaient envoyé un signal fort. Dans la foulée, l’officialisation de l’accord trouvé avec huit éléments clés de l’exercice précédent devait servir de socle pour bâtir un groupe compétitif. Les fans espéraient que cet élan initial allait provoquer une vague de signatures pour pallier les manques constatés la saison passée. Malheureusement, depuis la trêve de l’Aïd, le marché koubéen s’est totalement figé, laissant place à une inertie qui agace les amoureux du club. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la réalité contractuelle de la Ligue 2 ne pardonne aucun retard. Dans l’antichambre de l’élite, le fonctionnement administratif est précaire. Les contrats professionnels n’existent pas et la totalité des engagements repose sur des licences annuelles. Concrètement, chaque joueur se retrouve totalement libre de ses mouvements dès le coup de sifflet final du dernier match de championnat. Les Koubéens ont vu leur effectif s’évaporer sur le plan juridique en l’espace d’une journée. Pour chaque profil conservé, les dirigeants doivent repartir de zéro et mener de véritables négociations comme s’il s’agissait d’une nouvelle recrue. Le temps joue contre le Raed puisque la concurrence s’active pour attirer les meilleurs éléments de la division. Le staff technique se retrouve ainsi bloqué dans la planification de la préparation estivale. Cherif Hadjar ne dispose pour le moment que d’une ossature squelettique alors que les chantiers restent immenses dans toutes les lignes. La direction du RCK se défend en coulisses en évoquant des discussions secrètes avec plusieurs cibles de premier choix pour éviter la surenchère des autres clubs. Cet argument peine à convaincre une galerie habituée aux promesses sans lendemain. Le public réclame des visages neufs et des signatures concrètes pour effacer la déception de la saison écoulée. La pression monte d’un cran chaque jour sur les épaules des décideurs qui n’ont plus le droit à l’erreur. La direction koubéenne doit briser le silence rapidement sous peine de voir la crise de confiance s’installer définitivement. Le marché de la Ligue 2 exige une agressivité constante et le RCK ne peut pas se permettre de regarder les autres cylindrées se renforcer sans réagir. L’heure des grandes annonces est arrivée.

M. A.

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