En pleine préparation estivale du côté d’Aïn Drahem, en Tunisie, l’USMH continue d’affiner sa condition physique et ses automatismes collectifs. Les Harrachis ont déjà disputé trois matchs amicaux depuis le début du stage. Si ces confrontations ont permis au staff technique d’évaluer le groupe, elles ont aussi mis en lumière un problème majeur : le compartiment offensif est resté très discret. Avec un seul but inscrit en trois rencontres, l’attaque harrachie semble encore loin du niveau attendu.
Trois matchs, un seul but, un bilan offensif inquiétant
Le chiffre résume à lui seul les difficultés offensives des Jaune et Noir : un but marqué en 270 minutes de jeu. C’est Ayoub Chouki qui a sauvé l’honneur en trouvant la faille lors du deuxième match amical contre l’USMAn. Mais en dehors de cette réalisation, l’équipe a peiné à inquiéter les défenses adverses. Les supporters et observateurs qui espéraient voir une attaque plus efficace en sortie de stage devront encore patienter.
Des difficultés dans la construction du jeu
Au-delà des statistiques, c’est la manière qui interpelle. Le bloc offensif manque de fluidité et de créativité dans l’animation. Les rares occasions sont souvent le fruit d’initiatives individuelles plutôt que de combinaisons collectives. La transition entre le milieu de terrain et l’attaque reste laborieuse, ce qui empêche les attaquants d’être servis dans de bonnes conditions. Résultat : peu de tirs cadrés et des défenses adverses rarement mises en danger. L’USMH est en pleine phase de préparation. Plusieurs joueurs ont rejoint l’effectif récemment, et les automatismes entre les différentes lignes ne sont pas encore en place. Les séances d’entraînement axées sur le travail physique peuvent aussi expliquer une certaine lourdeur dans les déplacements et un manque de fraîcheur dans le dernier geste. Ces paramètres sont classiques à ce stade de la préparation et ne reflètent pas forcément le rendement attendu une fois la compétition lancée.
Chouki, la seule éclaircie
Dans ce tableau mitigé, Ayoub Chouki apparaît comme une satisfaction. Auteur du seul but de l’équipe jusqu’ici, il a montré de la détermination et une certaine efficacité devant les cages adverses. Sa capacité à se démarquer et à prendre sa chance pourrait être un atout précieux dans le secteur offensif. Mais il est évident que Chouki ne pourra pas porter seul toute la responsabilité du compartiment offensif. D’autres joueurs devront s’affirmer rapidement pour épauler l’attaquant.
Le staff conscient des carences
L’entraîneur Azzedine Aït-Djoudi et son staff ont certainement pris note de ces insuffisances. Le stage d’Aïn Drahem a aussi pour mission d’identifier les points faibles de l’équipe. L’attaque est aujourd’hui le secteur qui préoccupe le plus, et des ajustements tactiques devraient être apportés. L’équipe a encore quelques jours de travail et d’autres tests amicaux au programme, ce qui donnera l’occasion de corriger certaines erreurs et de tester d’éventuelles nouvelles options offensives.
M. A-M.
