Malgré une instabilité permanente en attaque depuis l’entame de la saison, le RC Kouba a su maintenir un rendement offensif suffisant pour rester solidement accroché au podium. Entre blessures, méformes et ajustements tactiques, le staff a dû composer match après match avec des profils différents, sans jamais perdre l’équilibre collectif.
Par Mehdi Allel
Dans toute équipe ambitieuse, la ligne offensive reste un baromètre essentiel. Elle reflète la capacité à faire la différence, à convertir les temps forts et à résister aux périodes de doute. Au RCK, cette ligne n’a jamais été figée. Pourtant, à l’issue de la phase aller, le club affiche 14 buts inscrits et une troisième place méritée, preuve qu’au-delà des hommes, l’organisation et l’adaptation ont primé.
Un trio qui change au fil des journées
Depuis la première journée face au WAM, où Kermiche, Bougoursa et Sabouni étaient alignés, l’attaque a connu de nombreuses configurations. Contre le MCS et l’USMH, le même trio a été reconduit avant que les aléas ne viennent bouleverser les plans du staff. Face à la JSEB, l’ESMK et la JSMT ou encore le RCA, les associations Kermiche, Lehbiri et Ghazali ont souvent été privilégiées. À d’autres moments, Boukhenchouche ou Hassaini ont été intégrés, selon les disponibilités et les exigences du match.
Sabouni et Hassaini, des trajectoires stoppées net
La blessure grave de Sabouni lors du match amical face au PAC, disputé pendant la trêve suivant la rencontre contre l’USMH, a marqué un tournant. Éloigné durablement des terrains, l’attaquant n’a plus pu apporter sa contribution. Hassaini, de son côté, n’a jamais réussi à convaincre pleinement. Son rendement irrégulier, combiné à des soucis physiques récurrents, l’a progressivement écarté de la rotation offensive.
Kermiche, le fil conducteur
Un seul joueur a traversé la phase aller sans interruption. Samir Kermiche. L’ailier du RCK a été de toutes les batailles, quelle que soit la formule adoptée. Sa disponibilité, sa constance et son volume de jeu ont permis au staff de garder un repère stable dans un secteur souvent remanié. Une fausse note lui a été attribuée, celle de privilégier beaucoup l’individualisme aux dépens du collectif.
Blessures, méformes et ajustements tactiques
Bougoursa, freiné par un déboîtement, Boukhenchouche touché physiquement, Ghazali et Lehbiri alternant selon les périodes, ont contraint le coach à explorer d’autres options. Faute de solutions offensives suffisantes, le choix d’un 4-4-2 avec deux attaquants et un milieu renforcé a parfois été adopté pour préserver l’équilibre de l’équipe.
Un rendement suffisant pour rester sur le podium
Avec 14 buts marqués, 8 victoires, 5 nuls et seulement 2 défaites, le RCK boucle la phase aller à la troisième place avec 29 points. Derrière la JSEB leader et l’USMH dauphin, les Koubéens confirment que la solidité collective et la gestion des périodes creuses ont compensé l’absence de stabilité offensive. Cette phase aller laisse apparaître une certitude. Malgré une attaque sans continuité dans les hommes, le RCK a su préserver l’essentiel. Si la régularité revient devant et que les absents réintègrent la rotation, la dynamique actuelle pourrait encore gagner en efficacité lors de la seconde moitié de saison.
M. A.
