27 mai 2026

USMA : Sahbane dans la tourmente

Alors qu’il jouissait de la confiance totale des supporters, Athmane Sahbane ne fait plus l’unanimité. Les fans lui endossent une grande part de responsabilité des échecs de l’équipe cette saison. Un autre échec en Coupe d’Algérie pourrait être fatal pour son avenir à la tête du club algérois. 

Le 22 juin 2024, Athmane Sahbane a été élu président du conseil d’administration de l’USMA, en remplacement à Kamel Hassena. Enfant du quartier de Bab-El-Oued, jeune et ex-maire de cette commune, son élection PCA a suscité l’optimisme des supporters, notamment après avoir engagé des joueurs de renoms lors du mercato estival et un entraineur d’envergure, en l’occurrence Nabil Maâloul. Mais ça n’a pas marché comme les supporters l’auraient souhaité. Après un premier échec en Coupe de Confédération CAF, l’équipe est en passe de perdre un autre objectif, une place sur le podium en championnat, et il ne lui reste que la Coupe d’Algérie pour espérer sauver sa saison. Aujourd’hui, les fans, qui ont pris leur mal en patience pour longtemps juste pour laisser le président accomplir son travail dans le calme et la sérénité, endossent une grande part de responsabilité des différents échecs à Sahbane. Ce dernier essuie de sévères critiques et le moins que l’on puisse dire, il est dans de sales draps.

Des erreurs de casting à la pelle 

Pour sa première année dans le monde footballistique, Athmane Sahbane a commis des erreurs de casting l’été passé. On cite notamment les fiascos Sékou Gassama, Ilyes Chetti ou encore Houssem Ghacha. Des joueurs recrutés par des salaires faramineux, mais pour des performances médiocres. Alors que Gassama est parti l’hiver dernier, Chetti et Ghacha n’ont toujours pas eu le rendement escompté. Pis, le premier responsable au club n’a pas retenu la leçon lors du dernier mercato hivernal et a encore une fois raté son recrutement, en engageant des joueurs qui n’ont, jusqu’à preuve du contraire, pas apporté le plus, notamment Bonfils-Caleb Bimenyimana et Riyad Benayad. Il faut dire que Sahbane n’a pas fait mieux que ses prédécesseurs et son recrutement lors des deux dernières périodes des transferts n’a fait que piller les caisses du club. L’autre erreur de casting, c’est évidemment le choix d’entraineur. D’abord, on ne comprend pas le limogeage de Nabil Maâloul, dont les résultats étaient en sa faveur, pour nommer à sa place un entraineur, Maros Paqueta en l’occurrence, qui n’a pas réussi à redresser la barre et dont la venue a créé un certain malaise dans le vestiaire, étant donné que certains joueurs n’ont toujours pas apprécié le départ de Maâloul. Ce qu’on reproche au président, c’est le faite de gérer les affaires du club seul et ce n’est que le mois de février dernier qu’il s’est rendu à l’évidence qu’un renfort au sein de l’organigramme administratif s’impose. Du coup, il a fini par nommer Hamza Aït-Ouamar manager général et Hadj Adlane porte-parole. Mais c’était trop tard, à trois mois de la fin de la saison. Des hommes qui devaient être présents l’été dernier et qui devaient surtout être impliqués dans l’opération recrutement. 

Un président qui ne parle pas !

Presque une année depuis qu’il est président du conseil d’administration du club, Athmane Sahbane n’a pas fait la moindre sortie médiatique. Malgré tous les faits qui ont marqué le club depuis l’entame de l’actuel exercice, il ne s’est jamais exprimé. C’est une première dans l’histoire du club, faut-il le dire. Que ce soit Hadj-Redjem au MCA, Rabehi au CRB ou encore Ould-Ali à la JSK, tous les présidents de clubs parlent, sauf Sahbane. Au lieu de s’adresser aux supporters, notamment en début de saison pour expliquer sa feuille de route, il a toujours préféré garder le silence et cela a joué en sa défaveur… En somme, Athmane Sahbane a perdu sa crédibilité et ne fait plus l’unanimité. Si l’USMA ne remporte pas la Coupe d’Algérie, cet échec pourrait être fatal pour lui car dans ce cas, le groupe Serport, propriétaire du club, ne devrait pas lui renouveler confiance après avoir dépensé une somme colossale d’argent, mais sans pouvoir atteindre les objectifs assignés.

Moussa Maidi 

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