14 mai 2026

Vibrant hommage à Boudissa, l’architecte du « Style Hussein-Dey »

La ville d’Hussein-Dey s’apprête à vivre un moment d’intense émotion. Le 23 mai prochain, la grande famille du NA Hussein-Dey se réunira pour honorer l’un de ses serviteurs les plus dévoués, un homme dont le nom est indissociable de l’identité même du club : Amar Boudissa. Initié par l’Association des anciens joueurs du Nasria, cet hommage n’est pas seulement une cérémonie, c’est le témoignage de reconnaissance de plusieurs générations de footballeurs envers leur « père spirituel ».

Par Omar Yahiaoui

Si le centre d’entraînement de Bensiam est devenu une référence mythique en Algérie, c’est en grande partie grâce à la rigueur et à l’œil clinique de Cheikh Amar Boudissa. Formateur hors pair, il a été le sculpteur de talents bruts qui ont, par la suite, écrit les plus belles pages du football national. De la génération dorée des années 70 et 80 avec les légendaires, feu Mohamed Khedis, Ali Fergani, MézianeIghil-Ali, ChaâbaneMerzekane, Ahmed Ait-El-Hocine et Rabah Madjer, en passant par les techniciens raffinés des années 90 comme Lakhdar Adjali, NacerZekri, LorfiBoudib, BillelDziri ou RezkiAmrouche, jusqu’aux plus récents Halliche, Attafen ou Ouznadji, tous sont passés entre ses mains expertes. Boudissa n’enseignait pas seulement le football ; il transmettait l’élégance, le fair-play et cette grinta propre aux « Sang et Or ».

Une cérémonie et deux matchs

La journée du 23 mai s’annonce historique avec deux temps forts, avec d’abord une grande cérémonie qui sera organisée au Centre culturel Aïssa-Messaoudi d’Hussein-Dey. Un moment de retrouvailles où anciens joueurs, dirigeants et supporters témoigneront de l’héritage laissé par ce grand monsieur. Il y aura ensuite deux matchs de gala qui sont prévus au stade Zioui, mettant aux prises les anciens du club avec des sélections régionales. Une occasion unique de revoir les anciennes gloires rechausser les crampons pour un dernier salut à leur formateur.

Des manœuvres administratives pour gâcher la fête ?

Pourtant, une ombre plane sur l’organisation de cet événement. L’APC d’Hussein-Dey aurait, selon des sources proches du comité d’organisation, opposé une fin de non-recevoir concernant l’utilisation du stade Zioui. Le prétexte avancé ? La nécessité de préserver la nouvelle pelouse en gazon synthétique sur demande de l’entreprise chargée de la réfection. Cependant, la polémique enfle dans les rues d’Hussein Dey. Des contacts pris directement auprès des techniciens de surface auraient révélé que rien n’empêche techniquement la tenue de ces matchs de gala. Beaucoup y voient des manœuvres administratives injustifiées visant à entraver cet élan de solidarité. Les amoureux du club et les anciens joueurs ne comptent pas en rester là. Pour eux, priver Amar Boudissa de son jubilé au stade Zioui serait une offense à l’histoire du club. Malgré ces tensions, la mobilisation reste totale : le 23 mai, Hussein-Dey battra au rythme du cœur de son plus grand formateur. La fête du football promet d’être, malgré tout, grandiose et riche en larmes de joie.

O. Y.

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