2 juin 2026

Y a-t-il un cas Mechid ?

Pourtant considéré comme l’une des grandes révélations de la saison écoulée, Diaeddine Mechid traverse actuellement une période délicate à l’USM Alger. Le jeune attaquant de 19 ans, qui avait impressionné par ses grandes qualités techniques, se retrouve aujourd’hui relégué à un rôle secondaire, voire marginal, depuis l’entame de l’exercice en cours. Une situation pour le moins incompréhensible au vu de son énorme potentiel. Depuis plusieurs semaines, Mechid alterne entre le banc de touche et une absence pure et simple de la liste des 20 convoqués. Un déclassement qui témoigne clairement du manque de considération dont il fait l’objet de la part de l’entraîneur Abdelhak Benchikha, dont la réputation en matière de gestion des jeunes joueurs continue de susciter la controverse. Malgré les attentes placées en lui, le jeune attaquant ne semble plus faire partie des plans du staff technique. Et pourtant, il est meilleur que certains joueurs à son poste, entre autres Mohamed Bouderbal et Khaled Bousseliou. Aux dernières nouvelles, le malaise s’est accentué. Selon des informations concordantes, Diaeddine Mechid n’a pas pris part aux deux dernières séances d’entraînement du groupe. Un acte fort, interprété comme une manière d’exprimer son profond mécontentement face à son statut d’éternel remplaçant. Sa mise à l’écart lors de la finale de la Supercoupe d’Algérie face au MCA était la goutte qui a fait déborder le vase.

Il faut dire que ce nouvel épisode vient s’ajouter à une série de tensions qui secouent le vestiaire usmiste depuis plusieurs semaines. Une ambiance délétère qui reflète les dysfonctionnements internes du club, marqués par une gestion approximative et un vide administratif de plus en plus criant. Le directeur général sportif, Saïd Allik, se retrouve ainsi face à une nouvelle « bombe » à désamorcer, dans un contexte déjà fragilisé par les résultats irréguliers et la pression des supporters. En s’entêtant à gérer le club dans un cercle restreint, sans s’entourer de compétences avérées, Allik expose l’USMA à des crises répétées. Une chose est sûre : sans une réaction rapide et une remise en ordre en profondeur, la situation risque de s’envenimer davantage, au détriment de la stabilité du groupe et de l’avenir de jeunes talents comme Diaeddine Mechid, qui a eu droit à un nouveau contrat le mois de mai passé, avec une importante revalorisation salariale. Affaire à suivre…

M. M. 

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